10 ans après la tempête Klaus, la forêt landaise renaît

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Jean-Luc Blanc-Simon, maire de Brocas :
« Toutes les zones que lon va traverser on voit des pins de cette dimension, il faut simaginer quil y a 10 ans, cétait des pins qui avaient 50 ans, et qui étaient prêts à être coupés ».

Sur des kilomètres autour du village de Brocas dans les Landes, le même paysage: des parcelles à nue, ou fraichement reboisées. La nuit du 23 janvier 2009, la tempête Klaus balaie cette zone. Ici les vents ont soufflé à 170km/h. Les pins landais nont pas résisté.

Jean-Luc Blanc-Simon, maire de Brocas :
« Il faut simaginer que le paysage a été complètement chamboulé en 2009. On a vu apparaître des clochers déglise quon ne voyait pas des communes alentours. On arrivait même à distinguer les Pyrénées, depuis Brocas, alors quon est quand même à presque 150 km des Pyrénées ! »

60% de la forêt landaise a été touchée par Klaus. 220.000 hectares totalement détruits.
Après le chaos, il a fallu déblayer et vendre des tonnes de bois couchés. Les prix ont chuté passant de 35 euros le m3, à 3 ou 4 euros seulement mettant à mal toute léconomie de la région.

Dix ans plus tard, les stigmates sont encore visibles, mais lespoir renaît. Partout, des jeunes pins sont replantés.

Eric Dumontet, secrétaire général du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest :
« On avait 40 millions de m3 de bois au sol, 40 millions de m3 cest pratiquement 6 ans de récolte, 6-7 ans de récolte, à lépoque, et donc il a fallu reboiser 200.000 hectares, et mettre 250 millions de plants sur ces 200.000 hectares, ce qui fait évidemment le plus grand, le plus gros chantier de reboisement dEurope. »

Un chantier titanesque de 10 ans et 500 millions deuros, financé en grande partie par lEtat et lUE. Echaudée, la profession mise sur les progrès de la recherche pour faire face aux futures tempêtes.

Eric Dumontet, secrétaire général du Syndicat des Sylviculteurs du Sud-Ouest :
« vous avez un pin qui est amélioré génétiquement. Quand je dis amélioré génétiquement, il ny a pas dOGM ou quoique ce soit. Cest simplement quon a croisé des parents qui avaient été sélectionnés pour leur vigueur ou leur rectitude ».

Grâce à ces croisements réalisés en partenariat avec lINRA, ces pins vont aussi pousser plus vite que leur ancêtre: 35 ans en moyenne, contre 45 ans auparavant.

This article was published Monday, 18 March, 2019 by AFP (388 words)
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