A Madagascar, l'électricité reste un produit de luxe
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Claudine et sa famille vivent dans cette tente de fortune depuis bientôt 6 mois. En mars dernier, leur maison a brûlé, ainsi qu’une vingtaine d’autres dans ce quartier de la capitale malgache. Un incendie provoqué par un court-circuit.
Claudine Rakotomanga, vendeuse de manioc :
"Le court-circuit a démarré sur cette maison là-bas. Comme cette maison est en bois sec, lorsque le poteau a pris feu, le fil électrique a propagé le feu vers notre maison qui est aussi en bois."
À Antananarivo, 60% des incendies sont causés par des court-circuits. Aujourd'hui, les techniciens de la Jirama, la compagnie d’eau et d’électricité malgache, remplacent un poteau électrique. La majorité des installations électriques malgaches sont vieilles de 100 ans. Un délabrement auquel s'ajoute les branchements illicites.
Henri Randriamanana, Directeur du développement, Jirama :
"Les gens se branchent n'importe où sans autorisation et le transformateur ne supporte plus la surtension. Par exemple, une installation ne peut contenir que 3 ampères alors que ces gens font de la soudure, des brushing et utilisent d’autres appareils à haut voltage. Les câbles venant de leur maison peuvent chauffer et brûler."
Depuis plusieurs années, la Jirama est accusée de mauvaise gestion en vendant son électricité à perte. En effet, la compagnie nationale achète le kilowattheure à des fournisseurs privés deux fois plus cher qu’elle ne le vend aux consommateurs. Résultat: une dette colossale de 300 millions d'euros et des coupures de courant fréquentes pour économiser de l’électricité. Lassé, ce vendeur d'appareils électronique s'éclaire désormais grâce à des panneaux solaires.
Stéphane Rafetisamimanana, vendeur :
"Avant, quand j’utilisais l’électricité de la Jirama, lorsqu’on regardait une émission de télé, ça coupait toujours au moment où ça devenait intéressant ! Alors que maintenant depuis qu’on utilise des panneaux solaires, on peut faire marcher tous nos appareils."
Madagascar bénéficie de près de 2800 heures d’ensoleillement par an, un potentiel non négligeable en énergie solaire dans un pays où seulement une personne sur 10 a accès à l’électricité.
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