A Paris, Sœur Marie-Jo accueille des migrantes et leurs bébés

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Ils sont une petite centaine de migrants à venir se réchauffer chaque après-midi ici, au sous-sol dune église du 19e arrondissement, à Paris.
Depuis 3 ans, soeur Marie-Jo assure la permanence de lassociation Notre-Dame de Tanger.
Cette femme vient lui présenter son nouveau-né. Ici, on porte une attention toute particulière aux mères, souvent très jeunes qui viennent darriver en France.

 Sœur Marie Jo, association Solidarité N-D. de Tanger :
« Il y en a qui arrivent démolies totalement , quand elles rentrent , tu sens une personne qui porte quelque chose et il suffit dune seule question pour quelle éclate de pleurer, pleurer, pleurer. Tu la laisses pleurer à un moment, elles vont dire pourquoi elles pleurent. Mais dautres ne parlent pas. Et cest mauvais quand cest comme ça. »

La plupart viennent du Soudan, dErythrée et de Somalie et presque toutes sont passées par la Libye.

Sœur Marie Jo, association Solidarité N-D. de Tanger :
« De la Libye, elles sont enfermées. Devenues esclaves sexuelles. Et cest quand ils voient que le ventre pousse beaucoup, beaucoup, quon leur dit : +sort !+. »
« Elle a un mois et demi ou deux mois ? Un mois et demi. »

Vincent Staub, président de lassociation Solidarité N-D de Tanger :
« Dans ces jeunes femmes qui arrivent et qui vont accoucher, bien souvent, cest le fruit dun viol en Libye. Il faut pas se cacher la réalité. »

« Combien elle pèse, maintenant ? 3 kilos 8 »

Certaines de ces mères pourtant prioritaires pour lhébergement durgence se retrouvent à dormir dehors :
« cest des choses que je viens de recevoir et que je trie »

Lassociation cherche alors des chambres dhôtel, le temps de trouver une solution plus pérenne.
Les bénévoles collectent lait en poudre, couches et vêtements et distribuent un repas chaque soir.
Annick prépare les trousseaux pour les femmes qui doivent bientôt accoucher.

Annik, retraitée, bénévole de lassociation Solidarité N-D de Tanger :
« Le grand problème actuel, cest quon a beaucoup de naissances donc des sacs à préparer, des valises à préparer pour les petites mamans, qui vont mettre au monde et on manque de tout petits vêtements de naissance. Ah bah elles sont complètement démunies. Elles nont rien, même pour elles, elles nont rien. »

Ces mamans qui nont rien trouvent ici écoute et chaleur humaine. Assez pour retrouver le sourire.

This article was published Wednesday, 30 January, 2019 by AFP (380 words)
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