Biodiversité: état des lieux planétaire pour un besoin urgent d'agir.
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Biodiversité: état des lieux planétaire pour un besoin urgent d'agir.
Les experts de l'ONU sur la biodiversité dévoilent lundi une évaluation mondiale sans précédent des écosystèmes, qui devrait démontrer le besoin urgent d'un plan pour sauver la nature, poussée à la destruction par les hommes qu'elle fait vivre.
Après une semaine de négociations à Paris, les 132 états membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ont adopté samedi la synthèse politique d'un rapport de 1.800 pages sur lequel ont travaillé 450 experts pendant trois ans.
Ce "résumé pour les décideurs", négocié ligne par ligne par les délégations, sera rendu public lundi à 11H00 GMT, mais le constat sera sans aucun doute alarmant.
Selon une version préliminaire du rapport obtenu par l'AFP avant le début des négociations parisiennes, "une grande partie de la nature est déjà perdue, et ce qui reste continue à décliner".
Ce texte estime notamment que 75% de l'environnement terrestre et 40% de l'environnement marin présentent des "signes importants de dégradation". Résultat: entre 500.000 et un million d'espèces, sur les quelque 8 millions estimées sur la planète, seraient menacées d'extinction.
Mais les atteintes aux écosystèmes ont aussi un impact dévastateur sur l'espèce qui en est responsable: l'Homme.
Eau, nourriture, énergie, médicaments... L'Humanité ne peut pas vivre sans les services rendus par cette nature qu'elle s'évertue pourtant à détruire, par l'agriculture intensive, la déforestation ou les pollutions.
Alors les défenseurs de l'environnement plaident pour des réformes urgentes et radicales de nos modes de vie, de production, de consommation, pour freiner cette perte de biodiversité sur une planète qui pourrait abriter quelque 10 milliards d'habitants d'ici 2050.
Le rapport devrait d'ailleurs faire un lien sans équivoque entre biodiversité et climat, le dérèglement climatique étant l'un des facteurs principaux d'atteinte à la nature et les solutions à mettre en place pour préserver les deux se recoupant en partie.
Des solutions qui seront discutées plus en détail l'an prochain en Chine lors de la 15e réunion de la Convention de l'ONU sur la diversité biologique (COP15) et dont les défenseurs du climat espèrent un résultat aussi marquant que celui de la COP21 sur le climat qui a donné naissance à l'accord de Paris en 2015.
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