Brexit: Theresa May tente de sauver son plan critiqué tous azimuts
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Brexit: Theresa May tente de sauver son plan critiqué tous azimuts.
La Première ministre britannique Theresa May se débattait mercredi pour sauver son plan de la "dernière chance", destiné à mettre en oeuvre le Brexit mais qui n'a convaincu ni sa majorité ni l'opposition, écornant encore un peu plus son autorité.
La dirigeante a pris la parole à la mi-journée devant la Chambre des communes, à la veille des élections européennes que lanceront le Royaume-Uni et les Pays-Bas, premiers pays à voter, et qui s'annoncent particulièrement douloureuses pour son Parti conservateur.
Face aux députés, elle a présenté son plan comme le seul moyen de respecter la volonté des Britanniques, qui avaient voté à 52% pour la sortie de leur pays de l'Union européenne en juin 2016.
En l'adoptant, "nous pouvons mettre fin à des mois - des années - de disputes et de divisions de plus en plus amères qui ont à la fois polarisé et paralysé notre politique", a-t-elle déclaré.-
Des arguments loin de convaincre le chef des travaillistes, Jeremy Corbyn, pour qui ce plan n'est "à peine plus qu'une version reconditionnée" du Traité de retrait de l'UE que Theresa May avait conclu avec Bruxelles. Un accord dont le rejet à trois reprises par les députés a contraint l'exécutif à repousser au 31 octobre au plus tard le Brexit, et à organiser le scrutin européen en catastrophe.
Theresa May avait dévoilé mardi ce plan et un projet de loi sera publié vendredi. Il prévoit une série de compromis, dont la possibilité de voter sur un second référendum et le maintien dans une union douanière temporaire avec l'UE, pour tenter de rallier la majorité des députés.
"On nous demande maintenant de voter pour une union douanière et un deuxième référendum. Le projet de loi va à l'encontre de notre programme, et je ne voterai pas en sa faveur", a tweeté l'influent ancien ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, candidat à la succession de Theresa May et champion des Brexiters.
Signe du niveau d'opposition rencontré par la nouvelle offre de Theresa May, le ministre de l'Environnement Michael Gove a laissé entendre mercredi que le vote sur le projet de loi, censé intervenir début juin, pourrait être remis en cause: "Au cours des prochains jours, nous réfléchirons à la façon dont les gens envisagent la proposition".
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AFP / Daniel LEAL-OLIVAS La Première ministre britannique Theresa May sort du 10 Downing Street, le 22 mai 2019 à Londres