Campagne contre Netflix taxé de sexualiser des enfants avec le film "Mignonnes"
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Campagne contre Netflix taxé de sexualiser des enfants avec le film "Mignonnes".
New York (AFP) - Des milliers d'internautes ont appelé, via les réseaux sociaux, à boycotter Netflix, accusé d'avoir mis en ligne le film français "Mignonnes", qui sexualise, selon eux, les enfants héroïnes de ce long métrage.
Plus de 200.000 tweets ont utilisés le mot-clé #CancelNetflix (supprimer Netflix), ce qui en a fait, un temps, le premier "hashtag" mondial sur Twitter.
Une première vague de critiques, en août, avait amené Netflix à retirer un visuel utilisé pour promouvoir le film, intitulé "Cuties" en anglais et qui est sorti en salles mi-août en France, avant d'être mis en ligne aux Etats-Unis mercredi. La plateforme avait aussi présenté ses excuses pour avoir utilisé ce visuel "inapproprié", selon elle.
Si les attaques sont venues de tous types d'internautes, y compris à gauche, le sujet a incontestablement rassemblé de nombreux conservateurs américains, parmi des membres du parti républicain dont certains sont candidats au Congrès.
"La pornographie juvénile est illégale en Amérique", a tweeté DeAnna Lorraine, qui fut candidate républicaine en Californie pour un siège à la Chambre des représentants.
Le film, qui a reçu un prix de réalisation au prestigieux festival américain de Sundance, évoque l'histoire d'Amy, Parisienne de 11 ans, qui doit jongler entre les règles strictes de sa famille sénégalaise et la tyrannie de l'apparence et des réseaux sociaux, qui joue à plein chez les enfants de son âge.
Elle intègre un groupe de danse formé par trois autres filles de son quartier, dont les chorégraphies sont parfois suggestives, à l'instar de celles de beaucoup de stars de la pop actuelle.
"Cuties est une chronique sociale contre la sexualisation des jeunes enfants", a commenté à l'AFP une porte-parole de Netflix. Le film évoque "la pression à laquelle font face les jeunes filles, dictée par les réseaux sociaux et la société en général", a-t-elle ajouté.
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La réalisatrice Maïmouna Doucouré, à Paris, le 24 juillet 2020 © AFP Christophe ARCHAMBAULT