Catherine et ses vers révolutionnent le compost

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Ses petites bêtes, Catherine Chevalier les bichonne.
Sous ces bâches, travaillent en silence 500 millions douvriers de lombre : des vers à compost.
Elle ne les connaît pas tous par leur nom, mais présente les deux espèces: eisenia foetidia, eisenia andreï et leurs petits, contenus dans cette capsule gélatineuse.

Pendant neuf mois, ces lombrics vont se nourrir et transformer en engrais des rangées de fumiers qui mesurent un mètre de haut en début de saison.

Catherine Chevalier, exploitante de ferme lombricole :
"Ce qui va ressortir du tube digestif du vers est ce que lon appelle le lombricompost, un engrais, un amendement organique, pour nourrir tous types de cultures : des plantes, des arbres, le gazon, les plantes dintérieur, dextérieur. On en met même dans les aquariums pour les plantes aquatiques."


La matière première, la voilà : de la bouse de vache, produite par les quelques bêtes de la ferme.
Un élevage à taille humaine avec des animaux nourris au naturel : paille dorge, foin et pulpe de betteraves.

Catherine Chevalier, exploitante de ferme lombricole :
"Cest ici que tout commence. Le fumier est "confectionné" par les vaches, entre guillemets et après, on va le ramasser et le stocker afin quil se décompose. Notre élevage de 15 vaches produit environ 150 à 200 tonnes de fumier par an."

La tante de Catherine a eu lidée en 1985 de diversifier les activités de la ferme familiale en utilisant le fumier.
Mais à lépoque, les engrais chimiques ont la cote et les agriculteurs bien du mal à écouler leur compost.

Aujourdhui les clients sont . Comme ce paysagiste, le potager du château de Versailles ou les collectivités locales qui font le pari despaces verts sans produits phytosanitaires.

Catherine Chevalier, exploitante de ferme lombricole :
"Avant on avait affaire à des jardiniers dun certain âge qui avaient de lexpérience et maintenant on a beaucoup de jeunes qui se lancent, qui, justement, qui veulent utiliser du naturel."

Sur la quinzaine dexploitants lombricoles estimée en France, Catherine est la plus proche de Paris.
Avec les lombricomposteurs ménagers chez les particuliers, elle voit arriver de nouveaux clients pour lachat de vers vivants.
En attendant, son or noir du Vexin lui permet de vivre. Sans excès mais avec le sourire.

This article was published Tuesday, 20 October, 2020 by AFP (356 words)
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