Chypre, une île divisée
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Point stratégique en Méditerranée orientale, Chypre est scindée en deux depuis 1974. L’armée turque avait alors envahi le nord de l’île, en réaction à un coup d'Etat manqué qui visait à rattacher le pays à la Grèce et inquiétait la minorité turcophone.
200 000 personnes avaient dû fuir, les Chypriotes grecs vers le sud et les Chypriotes turcs vers le nord, abandonnant derrière eux leurs biens, maisons et terrains.
Toujours profondément divisée, l’île compte aujourd’hui un million d'habitants.
La République de Chypre, reconnue par la communauté internationale et membre de l’Union européenne, gouverne la partie sud. L’auto-proclamée République turque de Chypre du Nord, qui administre la partie nord, n’est reconnue que par Ankara.
Une solution de paix consisterait à créer un Etat fédéral composé de deux entités.
Mais des clivages demeurent, comme l’épineuse question des propriétés spoliées. Dans le nord, des propriétés et terres chypriotes grecques sont désormais occupées par des chypriotes turcs, des colons turcs ou des étrangers. Dans le sud, le gouvernement a attribué les maisons de chypriotes turcs à des réfugiés chypriotes grecs.
Autres points sensibles au cœur des discussions : les ajustements territoriaux et la sécurité.
S’il a toujours été admis que les Chypriotes turcs devraient céder une partie du territoire qu’ils contrôlent, le tracé des limites internes et la part de terres à restituer divise les délégations depuis quatre décennies.
30.000 soldats turcs sont d’ailleurs déployés sur l’île et cette présence militaire est vue comme l’un des principaux obstacles à la réunification.
En 2003, les déplacements internes ont été facilités, permettant aux chypriotes de chaque communauté de traverser la « ligne verte », zone tampon démilitarisée contrôlée par l’ONU.
L’année suivante, un plan de réunification, piloté par l’ONU a été soumis a référendum et approuvé par la majorité des Chypriotes turcs mais largement rejeté par les chypriotes grecs.
Chypre a ensuite rejoint l'Union européenne, mais tant qu’aucun accord de paix n’est conclu, la législation communautaire ne peut s’appliquer qu’à la partie sud de l’île.
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