Des Cubains spoliés en 1959 s'apprêtent à saisir la justice américaine
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Des Cubains spoliés en 1959 s'apprêtent à saisir la justice américaine.
José Ramon Lopez Regueiro, Américain d'origine cubaine, trépigne d'impatience: à partir de jeudi, il pourra - enfin - demander devant la justice des Etats-Unis réparation pour les biens confisqués à sa famille par la révolution de Fidel Castro en 1959.
Il avait 6 ans quand son père a fui Cuba alors que les révolutionnaires renversaient son ami proche, le dictateur Fulgencio Batista.
Ses biens, comme ceux de nombreux riches Cubains, ont été confisqués par le régime castriste. Il était, entre autres, actionnaire majoritaire de l'aéroport Rancho Boyeros de La Havane, de la compagnie aérienne Cubana de Aviacion, de quatre hôtels et d'un journal.
Avec la récente décision de l'administration de Donald Trump d'activer le chapitre III de la loi Helms-Burton (adoptée en 1996) après une suspension de plus de deux décennies pour raisons diplomatiques, les Américains d'origine cubaine disposent à compter de jeudi d'une voie légale pour demander compensation aux Etats-Unis.
La justice américaine peut être saisie de demandes visant l'Etat cubain, mais aussi des entreprises privées considérées comme bénéficiant du "vol" de ces biens.
Plusieurs centaines de recours pourraient être déposés aux Etats-Unis contre quiconque est accusé par des ayants-droit d'avoir tiré profit des nationalisations.
L'ancien président américain Barack Obama avait engagé un réchauffement des relations avec Cuba en 2014, mais son successeur républicain a fait marche arrière, rétablissant notamment des sanctions contre ce qu'il a appelé la "troïka de la tyrannie", formée de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela.
Dans ce contexte, l'activation du chapitre III de la loi Helms-Burton vise à affaiblir le régime cubain, considéré par Washington comme le marionnettiste des présidents Nicolas Maduro à Caracas et Daniel Ortega à Managua.
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AFP / ADALBERTO ROQUE L'aéroport José Marti de La Havane, le 30 avril 2019 à Cuba