Dieselgate: Peugeot mis en examen en France après Renault et Volkswagen

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Volkswagen et Peugeot mis en examen en France, le dieselgate n'en finit pas de faire des remous judiciaires.

Paris (AFP) - Renault mardi, Volkswagen et Peugeot mercredi, d'autres constructeurs bientôt ? Le géant de l'automobile allemand, par qui le scandale du "dieselgate" est arrivé, a été mis en examen pour "tromperie" en France, tandis que son ancien patron est mis en accusation pour faux témoignage en Allemagne.

Au lendemain de l'annonce par Renault de sa mise en examen, Volkswagen, qui conteste "tout préjudice" pour les consommateurs français, a annoncé dans un communiqué mercredi sa mise en cause en France, confirmant une information d'Europe 1.

En France, une source judiciaire a confirmé à l'AFP la mise en examen de Volkswagen et de Peugeot pour "tromperie sur les qualités substantielles d'une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme ou de l'animal".

Selon cette source judiciaire, Volkswagen a été placé "sous contrôle judiciaire avec obligation de déposer un cautionnement d'un montant de 10 millions d'euros et obligation de constituer une sûreté sous forme de garantie bancaire pour un montant de 60 millions d'euros".

Le dieselgate, qui a donné lieu à des actions en justice dans de nombreux pays, a déjà coûté 30 milliards d'euros à Volkswagen, en grande partie aux Etats-Unis le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017.

Volkswagen avait reconnu à l'automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d'un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu'à 40 fois les normes autorisées.

En France, les investigations de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) avaient mis en évidence "le caractère intentionnel de la fraude" de Volkswagen.

Le gendarme de Bercy relevait, dans un procès-verbal du 11 février 2016 dont l'AFP avait eu connaissance, que près de 950.000 véhicules diesel, équipés du dispositif frauduleux, avaient été écoulés par le groupe allemand sur le territoire français.

Mais la société conteste toute culpabilité dans ce dossier et estime qu'après avoir déjà payé en Allemagne en 2018 une "amende d'un milliard d'euros pour des faits allégués identiques", une "double condamnation (...) devrait être proscrite" en France.

Dans un communiqué mercredi soir, Stellantis, maison-mère de Peugeot, a annoncé la mise en examen de sa filiale "en raison dallégations de faits de tromperie portant sur la vente de véhicules diesel Euro 5 intervenue en France entre 2009 et 2015."

"Nos filiales sont fermement convaincues que leurs systèmes de contrôle des émissions répondaient à toutes les exigences applicables à l'époque et continuent aujourdhui de les respecter, et elles attendent avec impatience l'occasion de le démontrer", a ajouté le groupe.

D'après les enquêteurs, quelque 1,9 million de véhicules diesel de génération Euro5 (norme en vigueur jusqu'en 2015), "dont le moteur fonctionne selon les stratégies frauduleuses", ont été vendus par PSA (Peugeot-Citroën) entre septembre 2009 et septembre 2015 en France.

This article was published Thursday, 10 June, 2021 by AFP (466 words)
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Volkswagen conteste "tout préjudice" pour les consommateurs français © AFP/Archives JENS SCHLUETER


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