Dopage: l'AMA met la Russie au ban du monde sportif pour quatre ans
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Dopage: l'AMA met la Russie au ban du monde sportif pour quatre ans.
Des sanctions historiques: l'Agence mondiale antidopage (AMA) a exclu lundi la Russie des Jeux olympiques pour quatre ans et de la Coupe du monde 2022 de football au Qatar, pour punir Moscou d'avoir récidivé dans la triche en falsifiant des données de contrôles.
Des sportifs admis, mais sous "drapeau neutre", pas de drapeau russe ou d'hymne aux JO et à tout championnat du monde, interdiction d'accueillir ce type de compétitions sur son sol: à l'issue d'une réunion expédiée en une heure dans un grand hôtel de Lausanne, le comité exécutif de l'AMA a confirmé la suspension de l'agence antidopage Rusada et les sanctions que lui recommandait son comité de révision de la conformité (CRC).
"Les sportifs russes, s'ils veulent participer aux Jeux olympiques ou paralympiques ou tout autre événement majeur figurant dans les recommandations, devront démontrer qu'ils ne sont pas impliqués dans les programmes de dopage décrits par les rapports McLaren ou que leurs échantillons n'ont pas été falsifiés", a expliqué un porte-parole de l'AMA, James Fizgerald. Dans ce cas, ces sportifs ne pourraient représenter la Russie, dont ni le drapeau ni l'hymne n'auront droit de cité durant ces compétitions.
L'affaire empoisonne en effet le sport international depuis cinq ans et les premières révélations sur un dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015, impliquant plusieurs rouages de l'État, dont le ministère des Sports et le service secret FSB, selon plusieurs enquêtes internationales, dont les rapports du juriste canadien Richard McLaren commandés par l'AMA.
Début 2019, la remise de milliers de données brutes de contrôles antidopage, stockées dans les serveurs de l'ancien laboratoire de Moscou, aurait dû clore l'affaire. Ce geste de transparence, exigé par l'AMA, devait lui permettre de lever le voile sur des contrôles positifs camouflés au sein du laboratoire et monter des dossiers disciplinaires contre des sportifs russes.
Mais les experts informatiques missionnés par l'AMA ont découvert que "des centaines" de résultats suspects avaient été effacés de ces données, pour certains entre décembre 2018 et janvier 2019, juste avant leur remise par les autorités russes au gendarme mondial antidopage.
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AFP/Archives / Damien MEYER Drapeaux russe (d) et olympique flottant au vent lors de la cérémonie de clôture des JO d'Hiver de Sotchi, le 23 février 2014