"Dysfonctionnements majeurs" à l'Elysée et poursuites contre Benalla: le verdict implacable du Sénat

Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.


"Dysfonctionnements majeurs" à l'Elysée et poursuites contre Benalla: le verdict implacable du Sénat.

Paris (AFP) - "Dysfonctionnements majeurs" au sommet de l'État: la Commission des lois du Sénat a frappé un grand coup mercredi en demandant des poursuites contre l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, mais aussi la saisine de la justice sur les déclarations des principaux collaborateurs du président.

"La sécurité du président de la République a été affectée", a affirmé le président de la commission d'enquête Philippe Bas, en présentant à la presse le rapport parfois accablant pour l'Elysée de la commission d'enquête après six mois de travaux, 40 personnes entendues au cours de 34 auditions.

Au centre de l'affaire la plus retentissante depuis le début du mandat de M. Macron, M. Benalla et son acolyte Vincent Crase, ex-employé de la République en marche, ont dormi en prison mardi soir, après la révocation de leur contrôle judiciaire.

Dans une lettre au président du Sénat Gérard Larcher, les membres de la commission présidée par Philippe Bas (LR) demandent de saisir le parquet "des déclarations" des deux intéressés. Ils soupçonnent un "faux témoignage" de M. Benalla sur le "périmètre de ses fonctions" à lÉlysée et "son rôle dans le dispositif de sécurité du chef de l'État", mais aussi sur l'utilisation de ses passeports diplomatiques.

M. Benalla et M. Crase sont en outre soupçonnés d'avoir menti au sujet du contrat de sécurité privée pour le compte du russe Iskander Makhmudov, alors que les révélations du site Mediapart, peut-on lire dans la lettre, laissent supposer "l'implication de M. Alexandre Benalla dans la négociation dudit contrat alors que ce dernier était encore en fonction à l'Élysée".

Tout aussi explosif pour Emmanuel Macron, les commissaires demandent au bureau du Sénat de saisir la justice pour vérifier "un certain nombre d'omissions, d'incohérences et de contradictions" relevées lors des auditions des plus hauts collaborateurs du chef de l'État.

Sont nommés le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler et le chef de cabinet Patrick Strzoda, mais aussi le chef du groupe de sécurité de la présidence, le général Lionel Lavergne.

D'une manière générale, la Commission pointe une série de "dysfonctionnements majeurs au sein des services de l'État" qui ont pu "affecter" la sécurité du président et "les intérêts" du pays, évoquant des "pouvoirs excessifs laissés à un collaborateur inexpérimenté" et un "sérieux manque de précaution dans la prévention des conflits d'intérêts de certains collaborateurs", en référence au contrat russe.

This article was published Thursday, 21 February, 2019 by AFP (392 words)
Article complet réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
059f6d16174fad3616fbeca5eca93d2885e5a0ed.jpg

L'ancien conseiller sécurité de l'Elysée Alexandre Benalla le 21 janvier 2019 lors d'une audition au Sénat à Paris © AFP/Archives Alain JOCARD


Plus d'articles