En France, la vente de chevaux de sport bat son plein
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Bottes d’équitation aux pieds et portable vissé à l’oreille, Virginie Coupérie-Eiffel est très sollicitée.
La propriétaire du château Bacon organise pendant un mois une vente internationale de chevaux de sport.
Virginie Coupérie-Eiffel :
"Ça c’est Clara de Bacon qui est née ici, qui a aujourd’hui 7 ans, et qui est vendue donc qui va partir en Suisse …ohhh Clara.."
Comme Clara, 23 chevaux sont proposés à la vente. Pas de crack de course hippique, mais des futurs champions de saut d’obstacles.
Avant l’arrivée des potentiels clients, Virginie, ancienne championne de France de Jumping, échauffe en liberté une jument de 6 ans : Cassandra de Bacon. Des chevaux choyés et éduqués patiemment pendant plusieurs années, c’est la clef du succès selon leur éleveuse.
Virginie Coupérie-Eiffel, éleveuse de chevaux de sport, ancienne championne de France de Jumping :
"L'apprentissage est extrêmement long, ce n’est pas comme dans les courses, dans les courses c’est immédiat, ils naissent avec un talent fou, et à 2 ans, ils sont sur les champs de course. Nous, il y a une valeur ajoutée de l’homme, du dressage. Nous sommes des artisans, on a un diamant brut, qui peut être un crack, et c’est à nous d’en faire sortir le meilleur. On élève des chevaux comme on élève ses enfants."
Jusqu’à ses 3 ans, le cheval est entrainé en liberté. Il est ensuite "débourré" c’est-à-dire monté pour la première fois. L’entrainement dure encore 5 ans, avant de pouvoir prétendre à concourir.
Ce travail d’orfèvre de la famille Couperie est reconnu internationalement. Ce matin-là, c’est le cavalier espagnol Eduardo Alvarez Aznar qui vient tester "F" , un cheval de 9 ans. Il espère trouver une pépite qu’il l’emmènera aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.
Eduardo Alvarez Aznar, cavalier espagnol :
"C’est très difficile de trouver vraiment un bon cheval, tout le monde veut le même, il y a de plus en plus de cavaliers, donc vous devez chercher chaque semaine pour trouver de nouveaux chevaux. Ce n’est plus aussi facile qu’avant."
Le premier contact se passe bien, mais F reste nerveux.
Pendant la durée de cette vente internationale, Virginie aura vendu la moitié des chevaux proposés.
Des prix qui restent confidentiels mais qui peuvent très vite s’envoler.
Virginie Coupérie-Eiffel, éleveuse de chevaux de sport, ancienne championne de France de Jumping :
"Là dans une vente comme cela, le plus petit budget va tourner autour de 20.000 euros, 18.000 euros pour être exacte, et puis après il n’y a pas de limite en fait puisque c’est l’offre et la demande. Ca peut se comparer soit à l’art, soit à un transfert de joueur de foot."
Les chevaux les plus prometteurs du château Bacon s’échangeront contre plusieurs milliers d’euros. Mais, à titre de comparaison, un champion qui a déjà gagné des titres peut se négocier entre 10 ou 15 millions d’euros.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement