Histoire des couleurs : le rouge (1min22)

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Histoire des couleurs : le rouge.

Dans le spectre des couleurs, le rouge est la plus chaude, ce qui lui confère un statut particulier dans la plupart des cultures, mais aussi la couleur par excellence : en espagnol, « colorado » signifie « coloré », mais surtout « rouge ». Tout dabord, le rouge est extrêmement ambivalent : à la fois couleur de la violence et de lamour, de la passion du Christ et du désir sexuel, de lhonneur et du danger. Dès lAntiquité, elle est lapanage de la noblesse, dabord pour des raisons pragmatiques puisque le murex, qui est le coquillage dont est extrait le pigment pourpre à cette époque, est excessivement cher, mais aussi parce quelle est la couleur du dieu Mars.

Au Moyen-Âge, elle est associée aux cardinaux (et au diable, ce qui confirme son ambivalence) et toujours à la noblesse, qui laffectionne tant quil est rare de trouver un blason dépourvu de rouge. Tout comme à lAntiquité, il est coûteux car cest désormais en broyant la cochenille quon fabrique un rouge superbe, or sa récolte est longue et laborieuse. Les paysans se contentent dun rouge issu de la garance, une plante.

Aujourdhui encore, des études menées par diverses universités montrent que le rouge provoque aussi bien la crainte que le désir : les voitures rouges sont sources de méfiance et les hommes habillés en rouge suscitent plus de désir indépendamment de leur apparence physique. Dans la langue française, on lassocie également à la colère, en témoigne lexpression « voir rouge ».

This article was published Thursday, 18 December, 2025 by AFP (252 words)
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