Histoire des couleurs : le violet (1min28)
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Histoire des couleurs : le violet.
Septième couleur de l’arc-en-ciel et extrémité du spectre des couleurs visibles par l’humain, le violet s’obtient par le mélange de deux couleurs traditionnellement opposées, car l’une considérée comme la couleur chaude par excellence, le rouge, et l’autre comme la couleur froide par excellence, le bleu. Cela en fait ainsi une couleur ambiguë, à l’origine très mal considérée en raison de son association à la tristesse : au Moyen-Âge, il était courant de porter le deuil d’un parent éloigné ou décédé il y a plus d’un an en portant du violet au lieu du noir.
On confondait d’ailleurs ces deux couleurs, puisqu’à la même époque, le violet se disait en latin subniger, soit « sous-noir » ou « demi-noir ». En Occident toujours, cette couleur est plus tard paradoxalement associée à la noblesse et à l’autorité, étant l’apanage des évêques, mais aussi à la pénitence, ornant l’habit du clergé en période de jeûne. De manière générale, le violet est la couleur de la spiritualité, qu’elle soit chrétienne ou païenne, puisqu’un « conte violet » est un conte invraisemblable, plus souvent appelé conte de fées.
Historiquement, le violet a été adopté d’abord par les suffragettes au début du XXe siècle, puis par les féministes après mai 1968. En Espagne, le parti Podemos la choisit pour se représenter, quatre-vingts ans après que la Seconde République espagnole, avant la dictature franquiste, l’intègre à son drapeau. À ce jour, les drapeaux des provinces espagnoles sont parmi les seuls au monde à arborer du violet, à l’instar des drapeaux de six des préfectures japonaises, puisque dans ce pays, le violet est symbole de royauté.
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