La nouvelle vie de Carlos Ghosn au Liban, en rupture avec le passé
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La nouvelle vie de Carlos Ghosn au Liban, en rupture avec le passé.
Beyrouth (AFP) - Depuis sa fuite il y a un an du Japon où il devait être jugé pour malversations financières présumées, Carlos Ghosn est bloqué au Liban où il mène une vie rangée, en rupture avec son ancien rythme effréné.
L'ancien patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, détenteur de trois nationalités (française, libanaise et brésilienne), reste hors d'atteinte des juges japonais car le Liban n'extrade pas ses ressortissants.
Mais comme il fait l'objet d'une demande d'arrestation d'Interpol, la justice libanaise lui a rapidement interdit de quitter le pays.
Alors qu'il passait auparavant une grande partie de son temps à sillonner la planète, une vie sédentaire dans cet Etat étriqué du Proche-Orient, plus petit que l'Ile-de-France, s'est ainsi imposée à lui.
"De ma vie d'avant, rien ne me manque (...). Aujourd'hui, je me sens ancré et ça, c'est inestimable", a-t-il préféré souligner dans un entretien au journal libanais L'Orient-Le Jour paru début novembre.
M. Ghosn, 66 ans, mène une vie discrète et confortable à Beyrouth, où il a retrouvé son élégante villa rose (achetée et rénovée par Nissan quand il en était le chef), nichée dans le quartier chic d'Achrafieh, au coeur de la capitale libanaise.
Il s'entoure d'un cercle restreint d'amis proches, passe beaucoup de temps en famille et avec son épouse Carole. Il s'accorde parfois quelques escapades dans les maisons d'hôte de la montagne libanaise.
Il a publié en novembre "Le temps de la vérité", un livre co-écrit avec l'un de ses fidèles, le journaliste Philippe Riès, pour donner sa version longue - mais sans révélations ni la moindre autocritique - de sa propre saga.
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