Lancement du Suffren, nouveau sous-marin nucléaire discret et polyvalent
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Lancement du Suffren, nouveau sous-marin nucléaire discret et polyvalent.
C'est le premier lancement de sous-marin français depuis plus de dix ans: Emmanuel Macron célèbre vendredi la fin de la construction du Suffren, premier d'une série de six nouveaux sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), plus discrets et polyvalents.
La cérémonie sur le site de Naval Group à Cherbourg se déroulera en fin de matinée en présence du chef de l'Etat, qui prononcera à cette occasion une allocution consacrée à la Défense.
Le monstre d'acier noir de 99 mètres de long tient son nom de Pierre-André Suffren, un amiral qui s'est illustré face aux Anglais au XVIIIe siècle.
D'un coût de 9,1 milliards d'euros, le programme Barracuda, dont le Suffren est le premier exemplaire, vise à remplacer les six sous-marins de classe Rubis entrés en service à partir du début des années 1980. Un premier Rubis, le Saphir, vient de rejoindre Cherbourg pour y être désarmé.
Particularité: il n'a pas de périscope, élément emblématique de la guerre sous la mer. Pour voir ce qu'il se passe à la surface, plus de tube coulissant traversant la coque, mais des caméras placées en haut d'un mât qui retransmettent les images sur les écrans des sous-mariniers.
Les SNA n'emportent pas de missiles nucléaires, contrairement aux quatre sous-marins lanceurs d'engins français (SNLE) qu'ils sont notamment chargés de protéger. Ils sont qualifiés de "sous-marins nucléaires" car leur propulsion provient d'un réacteur nucléaire compact, qui leur assure autonomie et discrétion acoustique par rapport aux sous-marins conventionnels à propulsion diesel-électrique.
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AFP/Archives / CHARLY TRIBALLEAU Le sous-marin nucléaire le Suffren, le 4 décembre 2016, à Cherbourg-Octeville