Le whisky français: varié, comme ses terroirs
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Dégustation au tonneau pour Eric Cordelle:
"C’est sympa, j’aime bien."
Dans son verre, sa première production: un « single malt »: il ne lui manque plus qu'un an d'élevage pour porter le nom de whisky.
S'il est encore novice, Eric joue déjà avec les goûts grâce à un alambic unique au monde qui distille à basse température :
Eric Cordelle, producteur de whisky :
"Ça va permettre un peu comme de la cuisson lente, de la cuisson au four, de la cuisson vapeur, de faire quelque chose d’assez fin, plein de rondeur et de récupérer des arômes très très proches de la céréale."
Ils sont une trentaine à avoir commencé à distiller ces dernières années. Un chiffre qui porte à plus de 60 le nombre de distilleries dans l’Hexagone. Le but: un whisky original 100% français.
Eric Cordelle, producteur de whisky :
"La définition d’un whisky français c’est un whisky qui va être brassé, fermenté, distillé et vieilli en France donc de regrouper toutes ces étapes qui sont des étapes clés pour avoir un produit vraiment fabriqué en France."
Les pionniers de cette démarche ce sont eux: Warenghem distille depuis 1983. Et en 35 ans beaucoup de choses ont changé: le whisky breton a notamment obtenu une Indication géographique protégée.
David Roussier, directeur général de la distillerie Warenghem :
"Très clairement, avant 2010, le whisky breton, c'est une idée absurde et dans la tête des gens, c'est une idée absurde, même à Lannion, il y des gens qui nous prenaient pour des fous parces que le whisky, ce n'est pas un produit français. Au tout début, on s'est complètement adapté au marché. Le marché, c'était 95% de blend vendu en grande distribution, on a fait un blend pour la grande distribution, clairement, c'était ce qu'il fallait faire."
Aujourd'hui les distilleries ne cessent d’innover: assemblages, méthodes mais aussi choix des fûts utilisés pour l’élevage du whisky. Résultat: une impressionnante diversité de goûts liée à une tradition bien française: le vin :
Philippe Jugé, président du syndicat du whisky français :
"Là on a des fûts de vin de Franche-Comté, vin de paille, vin jaune, ici c’est un whisky qui est assemblé à Cognac on est plutôt dans des fûts de vin de Sauternes en haut des fûts de vin blanc. Donc c’est vrai qu’aujourd’hui le savoir faire du whisky de France s’appuie évidemment sur le savoir faire de la tonnellerie et des vignerons français et ça c’est très intéressant."
Pour ces whisky le marché reste à conquérir: c'est le spiritueux préféré des français et de loin, mais pour l’instant moins de 1% des 200 millions de bouteilles bues chaque années dans l’Hexagone y sont produites.
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