Les artistes femmes dans le cirque doivent apprendre à jongler

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La caravane en familleUn exercice qui requiert organisation et souplesse. Tous les matins, Kati et son mari Victor confient leurs enfants à une babysitter, dans la caravane d'à côté. Puis directionle chapiteau. Kati est acrobate, elle fait partie de la nouvelle génération de circassiens. A chaque grossesse, elle a donné des représentations jusqu'à six mois. Un équilibre parfois délicat entre vie de famille et vie professionnelle.

Kati Pikkarainen, co-fondatrice du cirque Aïtal :
"C'est compliqué un peu, je voulais m'arrêter à quatre/cinq mois, il y a des contrats qui se négocient moins en douceurOn se dit, il faut le faireEt l'anxiété c'est que le cirque ne fonctionne qu'avec les spectacles. C'est le fonctionnement du cirque. On avait ça dans la tête, c'est qu'il faut qu'on tourne au maximum."

Cecilia aussi doit jongler entre la vie de famille et le cirque. Pour cette tournée, sa mère a accepté de l'accompagner pour garder sa fille Zelie. Pour la prochaine, on verra

Cecilia Zucchetti, jongleuse pour la compagnie NoFit :
"Comme on est 35 en tournée, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas artistes, qui ne travaillent pas aux mêmes heures que nous, du coup, les soirs de spectacle, les "producers", ceux qui travaillent dans l'office ont gardé beaucoup Zelie."

La directrice de la Biennale internationale des arts du cirque appartient à une autre génération. Si, elle, a su percer le plafond de verre, aujourd'hui, seules 8% des compagnies sont dirigées uniquement par des femmes. Sa mission, transmettre sa détermination autant que sa passion aux nouvelles arrivantes.

Raquel Rache de Andrade, co-directrice de la Biennale internationale des arts du cirque, ancienne acrobate, mère de deux enfants :
"Si on transmet des choses à cette nouvelle génération, les femmes vont peut-être s'organiser mieux que nous dans le temps, pour mener à bout leurs histoires, leurs aventures. Il y a encore du chemin à faire, mais il y a déjà une conscientisation de ce que c'est d'être femme dans le monde de la création."

Quand leurs enfants iront à l'école, Kati et Victor aimeraient trouver un compromis maison et tournée, avec des cours par correspondance une partie de l'année. Mais malgré les difficultés pour eux, le cirque reste un milieu l'on s'entraideun univers idéal pour élever les enfants.

This article was published Thursday, 2 January, 2020 by AFP (373 words)
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