Les beaux yeux de nos astronautes (1min07)

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Les beaux yeux de nos astronautes.

Lorsque nous fermons les yeux, il peut arriver que nous voyions tout de même des taches colorées et mouvantes sous nos paupières. Ces stroboscopes oculaires sont généralement dus à la persistance rétinienne, mais les astronautes, eux, font l’expérience de phosphènes – car c’est leur nom – autrement plus cosmiques…

Lorsqu’ils sortent dans l’espace, ils sont exposés à des particules de vent solaire, qui sont chargées et qui traversent leur combinaison et le liquide de leurs globes oculaires. Ces particules se déplacent à une vitesse légèrement inférieure à celle de la lumière, mais pas dans n’importe quel environnement : dans le vide. Or la valeur de la vitesse de la lumière telle que nous l’apprenons à l’école n’est valable que dans cet environnement : en réalité, cette vitesse change selon le milieu que la lumière traverse.

Il se trouve que les particules de vent solaire ralentissent beaucoup moins que la lumière dans le liquide des globes oculaires, lumière dont la vitesse dans ce milieu précis devient inférieure à celle des particules chargées, ce qui nous permet de dire qu’elles traversent les yeux des astronautes… à une vitesse supraluminique. Cela crée une sorte d’onde de choc qui produit un flash de lumière, appelée effet Vavilov-Tcherenkov, et les phosphènes cosmiques des astronautes.

This article was published Wednesday, 25 June, 2025 by AFP (213 words)
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