Les eaux convoitées de Mer de Chine méridionale

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En mer de Chine méridionale, des centaines d’îlots, atolls et récifs largement inhabités sont au cœur d’une bagarre territoriale acharnée.

Ils sont situés principalement dans les archipels des Paracels, disputés par la Chine, Taïwan et le Vietnam, et des Spratleys, disputés par la Chine, Taïwan, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei.
Entourés d’eaux gorgées de poissons, potentiellement riches en hydrocarbures, ils se trouvent aussi sur une route ultra-stratégique du commerce mondial.

Pékin revendique la souveraineté sur la quasi-totalité de la mer, s’appuyant sur une carte datant des années 40, avant la séparation avec Taïwan, sur laquelle apparaîtrait pour la première fois la délimitation de son contrôle.

L’un de ses plus virulents adversaires est le Vietnam. Pékin lui a pris les Paracels en 1974 au terme de combats meurtriers. Hanoï revendique une souveraineté ancestrale sur les archipels et accuse la Chine d’y harceler ses navires – accusations que Pékin lui retourne.

Les Philippines, qui enregistrent des incidents maritimes réguliers avec la Chine autour d’un autre récif à l’est des archipels, ont elles porté leur conflit devant la cour d’arbitrage de La Haye, qui a jugé que Pékin n’a pas de droits historiques en mer de Chine méridionale.

La plupart des parties au conflit occupent à leur manière un ou plusieurs îlots.

Le Vietnam, les Philippines, la Malaisie, Taïwan et Brunei se disputent aussi la zone mais s’inquiètent surtout de la force de frappe chinoise. D’autant que Pékin a multiplié les actions d’exploration pétrolière et de remblaiement pour construire ports et pistes d’atterrissage pour avions militaires.

Pour contrer la puissance chinoise, des pays tiers comme les Etats-Unis et le Japon ont renforcé leur appui militaire à Hanoi, Manille et Taïwan --levée d’embargo sur les ventes d’armes, ventes de frégates, manœuvres navales conjointes ou accords de défense…

Washington revendique, comme le Japon ou l’Australie, le droit à la navigation en mer de Chine méridionale, et au survol de la zone. Pour affirmer ce droit, les Américains y ont mêmes envoyé des bombardiers et destroyers.

La dispute territoriale a déjà fait des morts et nuit, aussi, à l’environnement : les experts s’inquiètent d’une surpêche dans la zone, favorisée par l’absence de gestion commune des eaux.

This article was published Monday, 30 September, 2019 by AFP (353 words)
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