Les méduses, gagnantes du bouleversement des océans
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Les méduses, gagnantes du bouleversement des océans.
Elles déferlent parfois par milliers sur les plages, au grand dam des baigneurs qui craignent leurs brûlures: entre surpêche, réchauffement des eaux et multiplication du plastique, les méduses profitent des bouleversements causés par les humains dans les océans.
La prolifération de ces animaux, apparus sur terre il y a environ 600 millions d'années, serait telle qu'elle provoquerait une "gélification" des océans, en piteuse santé comme le montre le rapport spécial des experts climat de l'ONU.
Les méduses, qui font partie des premiers habitants de la planète, vivent aujourd'hui dans toutes les mers et océans et à toutes les profondeurs, jusqu'aux abysses. Constituées de 95 à 98% d'eau, dépourvues de cerveau, capables de flotter et de nager mais pas de résister aux courants marins, elles font parties du zooplancton.
De diverses tailles et couleurs, les méduses se reproduisent de façon sexuée, asexuée ou par bourgeonnement: les oeufs fécondés tombent sur les fonds marins, donnent naissance à un petit animal, un polype, qui se multiplie. Un changement de température ou un autre choc déclenche sa division et il donne naissance à plusieurs petites méduses.
Par le passé, des proliférations de méduses, appelées "bloom", étaient constatées à intervalles réguliers, par exemple tous les 12 ans en Méditerranée pour l'espèce pelagia, explique Anaïs Courtet, biologiste à l'aquarium de Paris. "Aujourd'hui, ce cycle n'est plus respecté et on en voit tous les ans", poursuit-elle.
La prolifération de ces animaux gélatineux et urticants est due à plusieurs facteurs, complète Philippe Cury, chercheur en biologie océanographique à l'Institut de recherche pour le développement (IRD): la surpêche, le chalutage, le réchauffement des océans.
De nombreuses activités humaines souffrent de la multiplication des méduses: le tourisme, la pêche, la pisciculture, les usines de dessalement ou les systèmes de refroidissement d'installations nucléaires, qu'elles bouchent.
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AFP/Archives / MOHAMMED ABED Elles déferlent parfois par milliers sur les plages, au grand dam des baigneurs qui craignent leurs brûlures: entre surpêche, réchauffement des eaux et multiplication du plastique, les méduses profitent des bouleversements causés par les humains dans les océans