Les viticulteurs bourguignons s'insurgent face à un projet de révision de l'AOC
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Les viticulteurs bourguignons s'insurgent face à un projet de révision de l'AOC.
Les viticulteurs ne décolèrent pas. Face à un projet de révision de l'aire d'appellation de l'AOC Bourgogne porté par l'Inao, qui gère les appellations agricoles françaises, ils dénoncent l'amputation de "secteurs entiers de la Bourgogne historique".
Le comité national de l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao), qui devait examiner ce projet jeudi, a préféré le reporter en raison de la dissension "entre les propositions qui allaient être discutées et les positions des syndicats de vignerons de Bourgogne".
Une annonce qui n'a pas tranquillisé les organisations professionnelles qui s'alarment d'une nouvelle délimitation qui conduirait à "sortir 64 communes de Bourgogne de l'aire de production de l'AOC Bourgogne", en particulier dans les secteurs de Chablis, de Dijon et du nord de la Côte-d'Or.
Le projet de l'Inao maintiendrait en revanche la moitié des communes du Beaujolais qui peuvent déjà prétendre à l'appellation aujourd'hui, soit une quarantaine sur 386 qui composent la Bourgogne viticole, ce qui a achevé de mettre le feu aux poudres.
"La Bourgogne c'est la Bourgogne. Et le Beaujolais, c'est le Beaujolais", martèlent en cœur, depuis fin janvier, vignerons et élus, craignant une délocalisation de la production, une surproduction et à terme une baisse de l'image et du cours du bourgogne.
Les vins de Bourgogne sont "très gravement menacés", abondent douze députés et sénateurs régionaux de tous bords, face à ce qu'ils estiment être "une faute contre l'histoire, la géographie, l'économie".
Malgré le report du projet, "la mobilisation reste entière", selon les vignerons de Bourgogne, qui ont décidé de maintenir le rassemblement prévu jeudi devant le siège de l'Inao à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
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AFP/Archives / PHILIPPE DESMAZES Vendanges à Pernand-Vergelesses, en Bourgogne, le 5 septembre 2018