Mali: voyage au pays de l'or blanc
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On le surnomme l'or blanc.
Le coton, un produit délicat, récolté minutieusement à la main…
Il est devenu le principal produit d'exportation du Mali.
Pour encourager son développement, le gouvernement subventionne son engrais.
Le secret d’une récolte rentable: une fibre de qualité.
Daouda Camara, cultivateur de coton :
"C’est bénéfique, car ceux qui cultivent le coton ont des engrais. Par contre, ceux qui ne le font pas ont des difficultés d’accès aux engrais. Même s’ils ont de l’argent. Il nous arrive de cultiver aussi du maïs en plus du coton."
Mais sur cette récolte, seule une partie sera transformée au Mali. Le coton est principalement exporté à l'état brut.
Une tendance que Marianne veut changer. Dans sa boutique de Bamako, elle utilise des bandes de tissu traditionnel et du fil fait à la main pour en faire des vêtements 100% coton bio.
Marianne Montaut, tient une boutique de vêtements en coton bio :
"Il y a des métiers, il y a du savoir-faire. C’est un réel enjeu social, culturel et de patrimoine. Donc c’est regrettable que tout parte non valorisé."
L’usine de Comatex utilise la matière brute pour en faire du fil, des tissus et des vêtements. Une exception dans le pays. Ici, on traite 1% de la production malienne. Et face à la concurrence étrangère, les affaires vont mal.
Issa Sangaré, directeur général adjoint de la Comatex :
"Apparemment, on pense que c’est un grand marché textile, mais le marché est inondé par les produits textiles d’importations qui sont moins chers. Cela entrave beaucoup les activités de l’entreprise."
Avec 728.000 tonnes en 2018, le Mali est le premier producteur de coton d'Afrique. A peine 2% ont été transformé localement.
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