Mauviel, dernier fabricant de casseroles de luxe en France

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Les gestes sont ancestraux. Dans cette entreprise normande, on fabrique des casseroles en cuivre à la main, depuis 1830.

Richard Tharaud, étameur chez Mauviel :
"C'est beaucoup de fierté, beaucoup de responsabilité on va dire, parce qu'il y a la continuité de la tradition, on est les derniers, donc il faut perpétuer tout ça, on m'a appris d'une certaine manière, j'essaie de respecter au mieux."

Mauviel compte aujourd'hui 90 salariés sur son site historique de Villedieu-les-Poêles, autrefois considérée comme la cité du cuivre. La part de la fabrication artisanale ne représente plus que 5% du chiffre d'affaires global, pourtant c'est bien la chaudronnerie à l'ancienne qui fait la renommée de la marque et l'engouement des grands chefs.

Patrick Hervy, marteleur chez Mauviel :
"On est comme de la haute couture, on habille nos gamelles, on arrive avec une pièce vierge et on fait notre gamelle et une fois qu'ils sont polis, montés, c'est vrai que ça donne de beaux résultats. Quand on voit une pièce de chez nous qui passe à la télé, on se dit 'Tiens ! Je la reconnais !'"

De la haute-couture pour des casseroles de luxe vendues entre 80 et 250 euros pièce et qui connaissent le succès de l'autre côté de l'Atlantique dans les années 1960. Aujourd'hui encore, les Etats-Unis restent le plus gros client de l'entreprise normande.

Valérie Le Guern-Gilbert, PDG de Mauviel :
"Il faut quand même savoir que pour les Américains le Made in France c'est quelque chose auquel ils sont hyper attachés et qu'ensuite, étant fabricant d'ustensiles de cuisson pour les chefs, on équipe quand même pratiquement tous les chefs étoilés trois et deux étoiles dans le monde entier, donc c'est une référence absolue pour le consommateur américain."

En France, pour faire face à la concurrence, l'entreprise familiale diversifie sa production, avec notamment de nombreuses pièces en inox fabriquées à l'aide de machines et plus abordables pour le grand public. Mais les cuivres traditionnels de Mauviel ont encore de beaux jours devant eux grâce à l'explosion des marchés asiatiques, en particulier chinois et coréen.

This article was published Thursday, 24 January, 2019 by AFP (334 words)
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