Mexico met à la diète ses policiers un peu trop enveloppés
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Mexico met à la diète ses policiers un peu trop enveloppés.
Dégoulinants de sueur sous le soleil de Mexico, un rictus de souffrance déformant leurs visages, un groupe de policiers bien en chair enchainent pompes, étirements et abdominaux.
Impitoyable à l'encontre de ses vingt-cinq "victimes", des hommes et des femmes, à plat ventre à ses pieds, un instructeur leur hurle de persévérer dans l'effort, au mépris de leur douleur.
La scène qui se tient sur le parking asphalté d'une caserne de police de la ville, pourrait se dérouler dans n'importe quelle pays.
Mais au Mexique, où 75% des adultes sont en surpoids, voire même obèses, le tableau n'est pas anodin.
En tout, plus de 1.000 policiers et policières de la capitale, sur un total de 83.000, ont accepté de participer à ce programme destiné à leur imposer une diète sévère, améliorer leur santé et les rendre plus efficaces sur le terrain.
Une prime mensuelle de 1.000 pesos (environ 50 USD) leur est en outre versé, histoire de mieux faire passer la pilule un peu amère, en tout cas dans les premiers stades du régime et de la gym, les plus difficiles.
Le taux d'obésité au Mexique est l'un des plus élevé en Amérique latine avec le Chili et les Bahamas, selon la FAO.
Le problème est tel qu'il a incité cette année le Parlement mexicain à approuver des changements dans l'étiquetage des aliments considérés comme "à exclure", autrement dit riches en sucres, sodium et graisses saturées.
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AFP / RODRIGO ARANGUA Des policiers en plein effort à Mexico, le 11 décembre 2019 dans le cadre d'un programme pour leur faire perdre du poids