Nokia veut supprimer un tiers des effectifs d'Alcatel-Lucent
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Nokia veut supprimer un tiers des effectifs d'Alcatel-Lucent.
Paris (AFP) - L'équipementier télécoms finlandais Nokia, qui veut "réduire ses coûts", a annoncé lundi la suppression en France de 1.233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent, soit un tiers des effectifs de cette entreprise dans l'Hexagone: "une catastrophe", s'inquiètent les syndicats.
"Ce sera le quatrième plan de licenciements collectifs depuis que Nokia a racheté Alcatel-Lucent début 2016", a protesté dans un communiqué l'intersyndicale CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC de cette filiale. Et "à chaque plan social, les conditions de départ se détériorent", a critiqué M. Aussedat.
Nokia doit "améliorer très significativement" son plan, a souhaité le ministère de l'Économie, dans la foulée de cette annonce. Les syndicats doivent être reçus mardi, à 14H30, par le cabinet de la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher.
Pour supprimer ces postes, Nokia prévoit un plan de départs volontaires et "des solutions de reclassement", a précisé la direction dans un communiqué.
Les emplois supprimés concerneront les fonctions support, mais surtout la recherche et développement (R&D). "Ils attaquent la R&D", "c'est incompréhensible", a considéré M. Trémulot, qui craint "une condamnation" à terme du site de Lannion, où travaillent près de 770 personnes actuellement contre "plus de 2.000 à la fin des années 1990".
Ces suppressions de postes s'inscrivent "dans le cadre d'un plan mondial de réduction des coûts" lancé fin 2018, a expliqué Nokia, qui veut "intensifier ses efforts pour améliorer sa compétitivité et garantir sa performance à long terme", "dans un contexte de marché où la pression sur les coûts demeure très importante".
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Le finlandais Nokia annonce la suppression en France de 1.233 emplois de sa filiale Alcatel-Lucent, soit un tiers des effectifs de cette entreprise dans l'Hexagone © AFP/Archives Ben STANSALL, Damien MEYER