Petra, cité fantôme: le tourisme jordanien frappé de plein fouet par la pandémie
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Petra, cité fantôme: le tourisme jordanien frappé de plein fouet par la pandémie.
"C'est la première fois que je vois cet endroit si vide, d'habitude il est rempli de milliers de touristes": gardien des lieux, Nayef Hilalat est seul face au majestueux Khazneh, le plus célèbre des temples de la cité antique de Petra.
Site touristique phare de la Jordanie et du Moyen-Orient, la cité taillée dans du granit rosé il y a quelque 2.000 ans par les Nabatéens est désertée par les visiteurs, conséquence de la pandémie de Covid-19.
Même atmosphère irréelle dans les cafés et boutiques de souvenirs alentours: tables recouvertes de poussière, gobelets en plastique jonchant le sol, chemises à vendre décolorées par le soleil... La vie semble avoir suspendu son cours.
Les derniers touristes ont quitté les lieux le 16 mars, à la veille de la fermeture des aéroports en Jordanie, où le secteur représente 14% du PIB et emploie quelque 100.000 personnes, avec cinq millions de visiteurs par an.
Depuis, située entre mer Rouge et mer Morte, dans la "Vallée de Moïse" (Wadi Moussa), l'immense cité, qui s'étire sur 264.000 mètres carrés, est une ville fantôme.
Près de 200 guides ainsi que 1.500 propriétaires d'ânes et chevaux utilisés pour transporter des touristes sont désormais au chômage.
Au total, ce sont environ 80% des habitants de la région, soit 38.000 personnes, essentiellement des bédouins, qui dépendent directement ou indirectement du secteur, souligne Sleimane al-Farajate, responsable du tourisme et du développement à Petra.
Dépourvue d'hydrocarbures, théâtre de mouvements sociaux ces dernières années, la Jordanie était déjà dans une situation économique précaire avant l'irruption du Covid-19. Au premier trimestre, le royaume a enregistré un taux de chômage de 19,3%.
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afp/AFP / Khalil MAZRAAWI La cité antique de Petra, vide de touristes, le 1er juin 2020