Royaume-Uni: certains producteurs veulent se régaler du Brexit
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C'est l'heure de la traite pour ces bufflones de la ferme de Laverstoke, dans le Hampshire anglais.
Spécialisée dans la production de mozzarella, cette ferme entend bien profiter du Brexit en offrant une alternative aux boules blanches italiennes dans les assiettes des Britanniques.
Jody Scheckter, producteur de mozzarella :
"Nous avons eu plus d'intérêt de la part des clients, mais il faut transformer cet intérêt en vente maintenant. Je pense que les gens ne font que regarder et attendre et j'espère que ça ne changera pas, parce que nous avons des problèmes pour vendre au prix des producteurs italiens."
Environ un tiers de la nourriture consommée au Royaume-Uni arrive actuellement du continent et les professionnels craignent de plus en plus une sortie brutale de l'Union européenne. En première ligne, les secteurs importateurs de machines, tels que les producteurs de vin qui risquent de trinquer.
Ulrich Hoffmann, producteur de vin :
"Presque tout ce dont nous avons besoin à part le raisin, qui est cultivé dans le Sussex, tout le reste arrive de l'étranger, principalement d'Europe. De France, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne, donc en ce qui concerne les importations, les coûts, c'est un peu inquiétant. Nous pouvons déjà constater une augmentation des prix."
Deuxième importateur de vins au monde, le Royaume-Uni augmente sa production locale de vin chaque année mais reste très loin de pouvoir satisfaire à ses besoins. La France produit encore plus de 1.000 fois plus de vin chaque année.
Ulrich Hoffmann, producteur de vin :
"Nous voulons que le client choisisse notre vin parce qu'il est bon, plutôt que seulement parce que l'offre de champagne est restreinte et qu'on ne peut pas en trouver."
A quelques jours d'une enième date fatidique, le Brexit est partout et s'invite jusque dans les bars anglais. Une grande chaîne de pubs, a ainsi décidé de ne plus vendre de champagne dans ses établissements afin de privilégier les bulles britanniques.
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