Tensions avec l'Iran: Washington retire d'Irak une partie de ses diplomates
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Tensions avec l'Iran: Washington retire d'Irak une partie de ses diplomates.
Le département d'Etat américain a ordonné mercredi à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter l'ambassade de Bagdad et le consulat d'Erbil (nord), dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran voisin.
Washington a fait monter la pression sur Téhéran ces derniers jours et renforcé sa présence militaire dans le Golfe, faisant état de menaces "inquiétantes" et de "signaux clairs" de préparatifs iraniens d'attaques contre des intérêts américains dans la région.
Dans une alerte de sécurité postée sur son site, le département d'Etat explique avoir donné l'ordre de partir au personnel américain gouvernemental non essentiel de l'ambassade à Bagdad ainsi que du consulat à Erbil.
Si le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a assuré la veille à Moscou que les Etats-Unis "ne cherchent pas une guerre avec l'Iran", le Kremlin s'est dit mercredi inquiet de cette "escalade des tensions", a fait savoir son porte-parole Dmitri Peskov, qui a accusé les Etats-Unis de "provoquer" l'Iran.
La semaine dernière, le Pentagone a annoncé l'envoi dans la région d'un navire de guerre et d'une batterie de missiles Patriot, s'ajoutant au déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52.
Un porte-parole britannique de la coalition internationale en Irak et Syrie a toutefois démenti tout changement de posture iranienne, plongeant le Pentagone dans l'embarras.
Le guide suprême de la République islamique d'Iran, Ali Khamenei, a de son côté assuré lundi qu'"il n'y aurait pas de guerre" avec les Etats-Unis, selon son site internet, expliquant l'épreuve de force actuelle par une manière de tester la détermination de chacun: "ni nous, ni eux, ne cherchons la guerre, ils savent qu'elle ne serait pas dans leur intérêt".
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POOL/AFP/Archives / Pavel Golovkin Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, le 14 mai 2019 à Stochi