Le commerce de l'ivoire
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L’éléphant d’Afrique est le plus grand mammifère au monde. Autrefois massivement présent sur le continent, il a vu sa population passer de plusieurs millions au début du XXe siècle, à quelque 470.000 aujourd’hui.
Les conflits et la disparition de l’habitat ont eu un impact sur le nombre d’éléphants, mais pas autant que le commerce illégal de l’ivoire, aujourd’hui principale menace à la survie de l’espèce.
Quelque 30.000 éléphants sont braconnés par an. Les défenses alimentent le commerce de l’ivoire, estimé à quelque trois milliards de dollars par an.
La demande vient essentiellement d’Asie de l’Est, où les défenses brutes se vendent plus de 1.000 dollars le kg. La Chine représente quelque 70% de la demande.
Le commerce de l’ivoire a connu un pic dans les années 80. On estimait alors à 100.000 le nombre d’éléphants tués par an. Par endroit, ils ont disparu à hauteur de 80%.
En 1989, la Convention sur le commerce international des espèces menacées a décrété une interdiction et permis à leur population de se reconstituer partiellement.
Dans le cadre du combat contre ce trafic, en 2016 le Kenya a détruit plus de 100 tonnes de stock d’ivoire, estimées à 110 millions de dollars – plus grande quantité jamais détruite.
Selon une étude parue dans l’American Journal of Science en 2015, l’essentiel du braconnage s’effectue dans une zone protégée allant du Cameroun au Congo et au Gabon ainsi qu’en Afrique de l’Est, en particulier en Tanzanie.
Les cargaisons quittent généralement le continent par le Kenya, le Mozambique, Zanzibar et le Cameroun. Transitent par la Malaisie, la Thaïlande, le Vietnam et l’Asie du Sud. Pour terminer en Chine et au Japon. L’ivoire est alors sculpté en de petits objets décoratifs ou bijoux avant d’être vendu.
Malgré des techniques sophistiquées pour suivre braconniers et cargaisons, le trafic régresse peu. En cause, la corruption, le manque de fonds et une difficulté, pour les gouvernements, à contrôler les activités délictueuses.
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