A Groix, une bière pour réconcilier terroir et économie

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A Groix, une bière pour réconcilier terroir et économie.

Site naturel remarquable, réserve minéralogique et escale appréciée des marins avant le grand large, l'île de Groix (Morbihan) a désormais sa bière, la "GX", fabriquée avec de l'orge cultivée localement en agriculture de conservation.

A l'instar d'autres îles, telle la Morgat à Belle-Ile ou les Naufrageurs à Oléron, Groix a désormais sa brasserie artisanale, qui emploie cinq personnes et a commencé mi-juin à fabriquer ses premiers brassins dans l'île de huit kilomètres sur trois.

"Elle a tout de Groix en elle", dit le slogan de la "GX", nom hérité de l'immatriculation des thoniers de l'île. Son concepteur, Jean-Pierre Rennaud, un microbiologiste qui a fait toute sa carrière chez Danone, s'est donné l'ambition de "tout faire localement", hormis le houblon, acheté dans le Morbihan.

"On s'occupe beaucoup de la mer mais on oublie la terre, alors que le blé de Groix servait à fabriquer le pain de Louis XIV", raconte M. Rennaud, 60 ans, tombé amoureux il y a 15 ans de ce "jardin au-dessus de l'océan". "Après avoir travaillé pendant 10 ans à des projets de régénération de la terre dans les pays du Sud, j'ai voulu rendre à l'île ce qu'elle m'avait apporté et je me suis rappelé que mon premier métier était brasseur", poursuit l'ex-directeur de la brasserie Kronenbourg de Rennes.

L'orge brassicole est cultivée sur cinq hectares de terres, à terme 20 ha, louées à Jean-Philippe Turlin, un agriculteur partisan de l'agriculture de conservation, sorte de permaculture à grande échelle. "C'est compliqué de cultiver sur une île car les coûts de transport sont importants. j'ai un débouché local assuré", se félicite l'exploitant, passé en sept ans de "25 à 150 vers de terre au kilo", indicateur de fertilité des sols, et qui n'utilise d'herbicide qu'"à dose homéopathique".

Ses principes: pas de labour, couvert végétal, semis direct et rotation des cultures pour préserver la biodiversité, régénérer les sols en recréant de la biomasse et éviter l'érosion.

M. Rennaud vise 30% des ventes de bière sur Groix et mise sur les 100.000 visiteurs annuels de l'île pour développer la commercialisation de la GX. Le maire Dominique Yvon y voit lui "un atout pour l'emploi et l'image de l'île".

This article was published Monday, 15 July, 2019 by AFP (362 words)
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AFP / LOIC VENANCE La "GX" servie dans un bar de Groix, le 19 juin 2019


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