A Paris, une épicerie solidaire pour faire face à la précarité étudiante

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A Paris, une épicerie solidaire pour faire face à la précarité étudiante.

Des desserts à 5 centimes, de la viande blanche pour 30 de plus: à Paris, les prix sont divisés par 10 à l'Agoraé, une épicerie solidaire pour les étudiants précaires qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts.

Tous les mercredis, entre deux cours, Shazz-Andréa vient faire ses courses dans cette échoppe située sur le campus Clignancourt de la faculté de lettres de Sorbonne Université, au nord de la capitale. “Je suis boursier, je donne des cours de piano à côté, mais ce n’est pas assez”, regrette l'étudiant de 19 ans, en master de communication à Assas.

Pour 1,71 euro ce jour-là, il repart avec une petite dizaine de produits laitiers, des cordons bleus, des escalopes de dinde et d’autres produits frais. Dans un commerce classique, l’addition aurait été 10 fois plus salée.

Cette grande précarité dont Shazz-Andréa et d'autres sont victimes est à l'origine de plusieurs manifestations sur les campus, qui ont éclaté en début de semaine après l'immolation par le feu d'un étudiant vendredi devant le Crous de Lyon.

Le phénomène est loin d'être marginal: selon la Fage, premier syndicat étudiant, 20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté en France.

"Aujourd'hui, c'est une pizza par personne", rappelle Elif Mutlu, chargée de mission au sein de l'Association des étudiants de Paris (Agep) qui gère deux épiceries de ce type dans la capitale.

Les rayons, plus ou moins fournis au gré des livraisons de la Banque alimentaire et des collectes organisées, notamment dans des magasins bios, ne sont pas extensibles à l'infini. "On limite parfois certains produits qui sont plus demandés. Quand il y a des œufs, ils partent en 10 minutes”, explique l'étudiante de 21 ans.

Lancées en 2011 par la Fage, les Agoraé se sont multipliées depuis. On en compte aujourd’hui 20 en France, gérées par les associations étudiantes locales.

This article was published Friday, 15 November, 2019 by AFP (307 words)
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AFP / PHILIPPE DESMAZES Manifestation d'étudiants devant le Crous à Lyon, le 12 novembre 2019


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