Au Portugal, la nouvelle vie de réfugiés secourus en Méditerranée
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Victime de persécution religieuse, Mory Camara a fui la Guinée, son pays d’origine, en 2017.
Mory Camara, migrant guinéen :
"En Libye j’ai fait une année et 7 mois. Sur cette année et 7 mois, j’ai fait 6 mois de prison ferme où on me traitait, on torturait. Et j’ai été vendu comme un objet de marchandise à des personnes."
Après avoir payé des passeurs, c'est au au bout de quatre tentatives et à bord d'une petite embarcation que Mory traverse la Méditerranée. Arrivé en mars dans ce centre d’accueil à 250km au nord de Lisbonne, il compte désormais vivre au Portugal.
Mory Camara, migrant guinéen :
"Au Portugal depuis que je suis venu ici, je trouve que tout le monde est agréable. Parce que quand tu es dans un lieu où on te respecte, où on respecte ta dignité, où à partir du moment où les uns et les autres se considèrent comme des frères, comme des sœurs, je pense que c’est la meilleure des choses."
Le Portugal est une exception en Europe: le pays souhaite accueillir des réfugiés pour faire face à la pénurie de main d’œuvre et pallier au déclin démographique. Mais, tous ne souhaitent pas rester, certains rejoignent des membres de leurs familles ailleurs en Europe, d'autres repartent vers des pays où les perspectives économiques sont plus intéressantes. Cependant, depuis 2015, près de 2.000 personnes ont déjà été accueillies.
Rosa Monteiro, secrétaire d’état en charge des réfugiés :
"C’est une force pour notre pays en terme démographique et économique d’accueillir ces personnes. La croissance économique locale que ce soit au niveau industriel ou agricole est telle que ce sont les propres entreprises maintenant qui sont en demande de migrants."
Au Portugal, 43% des réfugiés arrivés au Portugal ont trouvé un emploi: c'est le cas de Deborah. Cette Nigériane de 21 ans a fui son pays en proie aux violences répétées du groupe terroriste Boko Haram. Un an après avoir été secourue en Méditerranée par le navire humanitaire Aquarius, elle travaille dans une entreprise de Fundao et vit aujourd’hui dans un petit appartement fourni par la mairie.
Deborah Osaretin, migrante nigériane :
"Aujourd’hui ma vie est bonne, j’ai un toit, je travaille, je mange bien, je mange vraiment tout ce que je veux. Je suis vraiment heureuse, la vie est belle !"
Deborah arrive à la fin du programme européen qui doit mener les réfugiés à l’autonomie dans leur pays d’accueil. Dans six mois elle devra rendre l’appartement et vivre sans le soutien de la mairie. Mais elle n'a pas l'intention de quitter le Portugal: elle espère y trouver un mari et avoir sept enfants.
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