Aux Canaries, les migrants mal vus par un secteur touristique en plein marasme
Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.
Aux Canaries, les migrants mal vus par un secteur touristique en plein marasme.
Puerto Rico (Espagne) (AFP) - "Cela donne une mauvaise image", accuse Miguel Gonzalez, propriétaire d'un bar. Alors que les Canaries tentent de sauver ce qui peut l'être de leur saison touristique, l'arrivée de milliers de migrants, logés pour certains dans des hôtels, crée des tensions.
"Un de mes clients va porter plainte contre son agence de voyages. Ils ne lui avaient pas dit que Puerto Rico (station balnéaire sur l'île de Grande Canarie) était pleine de migrants. Il a été une fois à la plage et il y avait des groupes de 15-20 (migrants) sans masques. Il n'est pas ressorti (de son hôtel) et a décidé de partir", affirme-t-il.
A cette période de l'année, haute saison touristique aux Canaries, Puerto Rico accueille normalement jusqu'à 25.000 vacanciers, en particulier scandinaves.
Mais actuellement, la station balnéaire est vide de touristes. A leur place dans les hôtels, 1.500 migrants.
Depuis le début de l'année, plus de 18.000 migrants ont fait la traversée depuis les côtes nord-ouest de l'Afrique situées en face des Canaries. Une situation qui rappelle 2006 quand 30.000 migrants avaient débarqué aux Canaries.
Débordées par cet afflux, les autorités ont aménagé des camps temporaires et relogent des migrants dans des hôtels.
Pour les professionnels du tourisme, pilier de l'économie de l'archipel, cette nouvelle crise migratoire tombe très mal alors que le secteur a été dévasté par la pandémie et comptait beaucoup sur un rebond cet automne.
Selon des chiffres officiels, le nombre de nuitées dans l'archipel a chuté de 86,7% en octobre sur un an, à 1,1 million.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
Des migrants maliens se baladent à Gran Canaria, le 23 novembre 2020, après avoir été secourus par des garde-côtes espagnols © AFP DESIREE MARTIN