Conseiller accusé d'avoir enfreint le confinement : Johnson bien en peine d'éteindre l'incendie

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Conseiller accusé d'avoir enfreint le confinement : Johnson bien en peine d'éteindre l'incendie.

Boris Johnson, qui a choisi de garder son conseiller spécial Dominic Cummings accusé d'avoir enfreint le confinement contre le coronavirus, n'est pas parvenu à éteindre la polémique et apparaît affaibli avant l'annonce prochaine d'assouplissements des restrictions.

Malgré la déferlante d'appels, y compris en provenance des rangs de la majorité conservatrice, pour exiger le départ du puissant et controversé conseiller, le chef du gouvernement conservateur a soutenu mordicus Dominic Cummings.

Dominic Cummings a agi de "façon responsable, légale et avec honnêteté", a déclaré Boris Johnson, dimanche au cours de la conférence de presse quotidienne sur le coronavirus.

Cerveau de la campagne du référendum de 2016 qui a abouti au Brexit, M. Cummings, 48 ans, est au coeur d'une tempête politique depuis que deux journaux ont révélé vendredi soir qu'il s'était rendu fin mars avec sa femme et leur fils chez ses parents à Durham, à 400 km au nord-est de Londres, alors qu'il craignait avoir contracté le Covid-19.

Selon Downing Street, Dominic Cummings avait besoin d'aide pour la garde de son fils car sa femme était malade, et la famille a séjourné dans un bâtiment séparé de la propriété.

L'intervention de Boris Johnson, loin d'avoir clos la polémique, l'a affaibli politiquement, y compris au sein de ses propres troupes.

Les critiques surgissent de toutes parts, bien au-delà même du spectre politique. Selon l'un des scientifiques chargés de conseiller le gouvernement, le Pr Stephen Reicheir, Boris Johnson a "laminé tous les conseils que nous lui avons donné sur la manière d'assurer la confiance et l'adhésion" des Britanniques aux consignes nécessaires pour lutter contre la propagation du virus.

Au Royaume-Uni, le deuxième pays le plus endeuillé par la pandémie avec 36.793 morts -plus de 41.000 en incluant les cas non confirmés-, cette affaire ajoute encore un poids sur les épaules de Boris Johnson, vivement critiqué pour sa gestion de la crise et la mise en place tardive du confinement.

This article was published Tuesday, 26 May, 2020 by AFP (321 words)
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10 Downing Street/AFP / Andrew PARSONS Le Premier ministre britannique Boris Johnson donne une conférence de presse sur l'épidémie de coronavirus, le 24 mai 2020


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