Coup de filet franco-néerlandais

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Coup de filet franco-néerlandais.

Dans la nuit du 12 au 13 juin, les utilisateurs de portables vendus par lentreprise néerlandaise EncroChat ont eu la surprise dêtre informés que leur appareil avait potentiellement été compromis et quil valait mieuxle détruire. La spécificité de ces téléphones résidait dans leur surcouche logicielle de chiffrement et dans la désactivation physique de leur port USB, GPS, caméra et micro afin de se protéger de toute éventuelle surveillance.

Ces services très particuliers avaient un prix, puisquil fallait débourser 1 000 euros pour un tel appareil, assortis de 1 500 euros par an dabonnement, et attiraient ainsi une clientèle tout aussi particulière, composée en très grande majorité de membres dorganisations criminelles organisées. Cest en enquêtant sur ces dernières que la gendarmerie française découvre lexistence dEncroChat en 2017, avant de collaborer avec la police néerlandaise à partir de 2019, pour infiltrer son service de messagerie et collecter des preuves qui ont mené à larrestation de plus de 800 personnes et à la saisie de plusieurs tonnes de drogue, entre autres.

Cette collaboration était nécessaire en raison de la présence des serveurs dEncroChat en France, tandis que leur fournisseur de cartes SIM était une entreprise néerlandaise. Cependant, cette opération aurait pu ne jamais aboutir en raison du message dalerte prévenant les quelques 50 000 utilisateurs dEncroChat de la brèche créée par la gendarmerie française, qui a permis dinfiltrer plus de la moitié des serveurs de lentreprise et de mettre fin à ses activités.

This article was published Tuesday, 21 July, 2020 by AFP (242 words)
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