Covid-19 : l'exécutif décidé à déconfiner en mai malgré une décrue fragile
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Covid-19 : l'exécutif décidé à déconfiner en mai malgré une décrue fragile.
Paris (AFP) - L'exécutif maintient, en dépit d'une décrue encore fragile de l'épidémie, son objectif de lever progressivement les restrictions en mai, en supprimant la limite des 10 km le 2 mai au soir et en rouvrant les terrasses mi-mai, grâce à l'accélération de la vaccination.
Sur tout le territoire, "il apparaît que nous pourrions être au pic, ou proches de l'être", a souligné le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue des Conseils de défense et des ministres mercredi.
Le calendrier tracé fin mars par le président Emmanuel Macron reste "la base de travail" selon M. Attal, et le chef de l'Etat devrait annoncer lui-même ces modalités de réouverture d'ici la première semaine de mai, a indiqué une source proche de l'exécutif à l'AFP.
L'exécutif prévoit ainsi d'alléger éventuellement le couvre-feu et de rouvrir à partir de mi-mai les commerces non alimentaires et lieux de culture, avec des jauges réduites. Des adaptations territoriales sont à l'étude, avec une jauge plancher de 35% dans les lieux de culture, qui varierait en fonction de la circulation du virus.
Le choix de l'exécutif concernant la levée progressive des restrictions reflète sa conviction que le nombre de contaminations tombera autour de 20.000 par jour d'ici un mois et que l'objectif des 20 millions de vaccinés avec au moins une dose, prévu mi-mai, sera atteint.
Mais la décrue est encore lente et reste à confirmer, rappellent le ministère de la Santé et plusieurs experts.
"A ce stade l'épidémie recule deux fois moins rapidement qu'en novembre", et "la pression hospitalière reste extrêmement forte", a souligné M. Attal, pointant d'importantes disparités territoriales.
Depuis cinq jours, "nous amorçons une décroissance de l'épidémie" de coronavirus, qui a emporté plus de 101.500 personnes depuis un an, avait souligné mardi le ministre de la Santé Olivier Véran dans une interview au Télégramme. "On était monté à 40.000, on est aujourd'hui aux alentours de 33.000 cas chaque jour en moyenne".
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Le Premier ministre Jean Castex à la sortie du Conseil des ministres le 21 avril 2021 © AFP Ludovic MARIN