Crèmes solaires et anti-âge : un ingrédient à risque peut en cacher un autre

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Crèmes solaires et anti-âge : un ingrédient à risque peut en cacher un autre.

Paris (AFP) - Un filtre de protection solaire fréquemment présent dans les crèmes solaires et anti-âge se dégrade en un composé "perturbateur" hormonal et soupçonné d'être cancérogène, selon des chercheurs qui appellent à le bannir des produits de soins personnels.

L'ingrédient, l'octocrylène, que l'on retrouve dans de nombreux cosmétiques (crèmes hydratantes, autobronzantes, shampooings, etc.), se transforme en benzophénone, qui s'accumule rapidement avec le vieillissement du produit, montre une équipe franco-américaine. Celle-ci a analysé une quinzaine de crèmes solaires et anti-âge achetées en France et aux Etats-Unis.

L'octocrylène est accusé d'être néfaste pour la vie marine, en particulier pour les coraux. "Certains fabricants l'ont retiré de leurs crèmes solaires pour des raisons environnementales", constate Philippe Lebaron, biologiste du laboratoire de biodiversité et biotechnologie microbienne de l'Observatoire de Banyuls-sur-Mer (Sorbonne Université/CNRS, France) co-auteur de l'étude.

La benzophénone est classée comme "peutêtre cancérogène pour l'homme (Groupe 2B)", par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC/Iarc) de l'OMS. Et selon cette agence sanitaire, il existe des preuves suffisantes chez les animaux de laboratoire du risque de cancers dus à la benzophénone.

Soulignant que cette substance est facilement absorbée par la peau, les chercheurs estiment que les produits à base d'octocrylène, et donc contaminés par de la benzophénone, peuvent constituer une menace pour la santé ainsi que pour l'environnement.

This article was published Tuesday, 9 March, 2021 by AFP (226 words)
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Un filtre de protection solaire présent dans les crémes anti-âge et solaires peut se dégrader en perturbateur hormonal © AFP Martin BUREAU


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