Dans "Passions", Sarkozy évoque son ascension et règle quelques comptes

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Dans "Passions", Sarkozy évoque son ascension et règle quelques comptes.

Nicolas Sarkozy livre, dans "Passions" (Éditions de L'Observatoire) qui est paru ce jeudi, ses souvenirs politiques et personnels jusqu'à son accession à l'Elysée en 2007, et règle quelques comptes, notamment avec François Fillon.

Le 6 mai 2007, "lorsque j'ai vu mon visage se dessiner avec les 53% inscrits sur l'écran, ce fut une explosion. Tout le monde criait, sautait, riait, certains pleuraient de joie. Nous y étions. C'était enfin fini. J'avais réussi ce qui était mon objectif intime depuis tant d'années. (...) Je devenais enfin légitime", écrit l'ancien président.

Chef de l'Etat entre 2007 et 2012, M. Sarkozy évoque longuement son parcours politique, qui a débuté par une réunion du RPR à Nice en 1975, suivie d'une rencontre à Matignon avec le Premier ministre d'alors, Jacques Chirac, omniprésent au fil des 360 pages de ce premier tome.

Il narre, sur un ton direct, son ascension vers la magistrature suprême, notamment son passage au ministère de l'Intérieur (2002-2004, 2005-2007), "un peu plus de trois années qui furent les plus heureuses de ma vie sur le plan professionnel".

"J'aime gagner. Je me suis toujours battu pour la victoire, mais force est de reconnaître que j'ai beaucoup plus appris de mes échecs que de mes succès", explique l'ancien chef de l'État, battu par François Hollande en 2012 et auteur d'un retour manqué lors de la primaire de la droite en 2016.

Il prend soin de ne pas porter d'appréciation sur l'action d'Emmanuel Macron, si ce n'est pour dire, pour l'actuel président comme pour Valéry Giscard d'Estaing et pour lui-même, que "si la jeunesse est un grand atout pour conquérir le pouvoir, elle est une faiblesse au moment de l'exercer". Et accorde un satisfecit au Premier ministre Édouard Philippe, ancien soutien de son rival Alain Juppé.

L'ancien président règle surtout ses comptes avec François Fillon, qui fut son Premier ministre de 2007 à 2012.

"François Fillon a demandé que l'on accélère les procédures judiciaires à l'encontre de celui qui l'a nommé cinq ans durant à Matignon ! Il n'y a rien à dire de plus. En soi, c'est accablant". L'ancien Premier ministre, lui même rattrapé par les affaires pendant sa campagne présidentielle en 2017, "a été puni par il avait pêché", juge l'ancien président.

This article was published Friday, 28 June, 2019 by AFP (374 words)
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AFP/Archives / Thomas SAMSON Nicolas Sarkozy le 21 juin 2019 lors d'un colloque à Paris


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