Derinkuyu, la ville souterraine
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Derinkuyu, la ville souterraine.
1963, en Turquie, dans la région de Cappadoce, un habitant est en pleins travaux : il démolit un mur dans son sous-sol pour agrandir sa maison. Et là… Derrière ce mur, se trouve non pas plus de terre, comme il s’y serait attendu, mais une entrée, et pas n’importe laquelle. Cette personne vient de redécouvrir la plus grande ville souterraine du pays, oubliée depuis les années 1920, période à laquelle les chrétiens grecs orthodoxes ont été expulsés de Turquie et contraints d’abandonner leur refuge souterrain séculaire.
En effet, Derinkuyu est l’une des 200 cités souterraines de la région du centre de l’Anatolie, connue pour avoir abrité une vaste population chrétienne qui, persécutée, s’est réfugiée dans les villes souterraines, dont la construction des premiers tunnels et pièces remonte au VIIIe siècle avant J.-C.. Après sa redécouverte fortuite, elle fut ouverte au public, mais sur huit étages « seulement », qui atteignent une profondeur de 85 mètres.
Prévoyants, les quelques 3 000 habitants que la cité pouvait accueillir sur de longues périodes avaient la possibilité de la fermer de l’intérieur, ce qui n’empêcha pas quelques tentatives d’empoisonnement de la part d’envahisseurs, qui le versèrent dans les cheminées d’aération qui faisaient aussi office de puits… sans jamais réussir à la faire tomber !
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