Des quartiers qui craignent
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Des quartiers qui craignent.
Dans un article intitulé L’ampleur surprenante des signes avant-coureurs de l’échec, un trio d’économistes et de professeurs s’appuie sur un article du Journal of Marketing Research de 2015 qui affirme que les préférences d’achat de certains ménages dans des zones géographiques données sont un indicateur fiable des produits qui échoueront. Autrement dit, si les ménages d’un certain code postal aiment un produit, il n’aura probablement pas le succès escompté partout ailleurs. Ces foyers sont appelés « ménages précurseurs ».
Il semblerait que ces derniers tendent également à acheter des biens immobiliers qui rapportent des bénéfices plus faibles ou génèrent des pertes plus importantes que les propriétés voisines. Plus encore, ils sont susceptibles d’acheter des articles de mode et des biens de consommation dont la production est généralement abandonnée en raison de ventes médiocres et, enfin, ils ont tendance à faire davantage de dons aux politiciens perdants qu’aux gagnants.
Ces trois chercheurs ne prétendent pas qu’il existe une relation de cause à effet entre ces différents facteurs : faire un don à un candidat politique perdant ne fait pas préférer les lasagnes Colgate. Toutefois, l’adoption d’un nouveau produit par ces ménages est le signe que ce dernier sera un échec commercial, ce qui fait de ces codes postaux des zones étroitement surveillées par les responsables commerciaux des marques… qui espèrent de tout leur cœur que leur produit y sera un échec !
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