Des trous partout
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Des trous partout.
Le mois dernier, un gouffre s'est soudainement ouvert devant le Panthéon à Rome, révélant des pavés datant de 27 à 25 avant J.-C, autrement dit… âgés de plus de deux mille ans. Ce trou, situé sur la Piazza della Rotonda, fait près d’un mètre carré et un peu plus de 2,5 mètres de profondeur et abrite sept dalles anciennes en travertin, un type de roche sédimentaire. Heureusement, l’incident n’a fait aucun blessé puisqu’étant donné le contexte actuel, la place était vide.
Cependant, cet événement révèle un problème quelque peu inquiétant dans la capitale italienne, car ces gouffres, appelés « voragine » en italien, sont désormais assez courants. Au cours du siècle dernier, Rome a vu se créer 30 voragini ou autres effondrements par an, mais ce nombre a triplé à partir de 2009. Ainsi, en 2018, la ville a enregistré un record de 175 effondrements, tandis qu’en 2019, on en compte 100, bien plus qu’à Naples, où seuls 20 de ces puits ont vu le jour en 2019.
Les anciennes cavités creusées au cours des siècles, notamment celles résultant de l'exploitation de carrières, du creusement de tunnels et de la construction de catacombes, ont rendu le sol instable, instabilité qui s’aggrave en cas de fortes pluies. En outre, une grande partie de Rome repose sur un sol mou et sablonneux qui est facilement érodé par l’eau et secoué par les vibrations des voitures et des scooters. Malgré un plan de plusieurs millions d’euros pour combler ces trous, les progrès sont lents et il se pourrait que les romains découvrent de nouveaux pavés millénaires !
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