Dieu est mon droit
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Dieu est mon droit.
Depuis des siècles, on retrouve inscrit sur les armoiries de nombreux souverains et souveraines d’Angleterre, ainsi que sur des édifices religieux et politiques, une devise écrite en français : Dieu est mon droit. Curieux, non ?
Pour comprendre, il faut remonter à l’invasion de la Grande-Bretagne par Guillaume le conquérant en 1066. Celle-ci marque le début de la domination normande sur la population anglo-saxonne, qui durera 300 ans. Pendant cette période, la classe dirigeante et l’élite anglaise s’exprimeront exclusivement en français alors que le reste de la population conservera sa langue natale. Tous les monarques devront prêter serment en français jusqu’à l’avènement du roi Henry IV au 15ème siècle. Avec le temps, de nombreux mots ou expressions issus du français viendront s’ajouter au vocabulaire anglais. C’est sous Henry V que la langue française sera abandonnée par les nobles mais la devise « Dieu est mon droit », qui signifie que le souverain n’a de compte à rendre qu’à Dieu, sera conservée.
Certains ordres comme celui des chevaliers de la Jarretière conserveront aussi leur devise française : « Honi soit qui mal y pense ».
« Dieu est mon droit » et « Honi soit qui mal y pense » figurent toujours sur le passeport anglais. En 2016, peu après le vote du Brexit, une pétition avait été lancée sur internet pour les retirer de la couverture du document. Cette pétition n’a récoltée pour le moment que peu de signatures.
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