Elisabeth Borne confirme la construction du CDG Express
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Elisabeth Borne confirme la construction du CDG Express.
Paris (AFP) - La ministre des Transports Elisabeth Borne a confirmé mardi la construction du CDG Express, un train rapide qui doit relier Paris à l'aéroport de Roissy en vingt minutes, assurant que "ça ne se fera pas au détriment des transports du quotidien" et donc que le rendez-vous des jeux Olympiques de 2024 pourrait être manqué.
"Le contrat de concession sera signé dans les prochains jours" avec le gestionnaire d'infrastructure détenu à parts égales par ADP, SNCF Réseau et la Caisse des Dépôts, a annoncé Mme Borne dans une interview au Parisien.
Le CDG Express doit théoriquement relier, à partir du 1er janvier 2024 --quelques mois avant les JO, donc--, la Gare de l'Est, dans le centre de Paris, au terminal 2 de l'aéroport de Roissy. Le trajet de 32 kilomètres, doit durer vingt minutes et coûter 24 euros.
Mais ce projet est contesté par de nombreux habitants et élus d'Ile-de-France qui craignent que les travaux ne perturbent trop les lignes de trains de banlieue au nord de Paris, en particulier le RER B.
"Il y a un nombre de chantiers très importants, avec quinze projets majeurs d'après SNCF Réseau. Le CDG Express n'est qu'une petite partie du sujet", a pointé la ministre des Transports mardi.
Dans un rapport remis mardi à Mme Borne après sa mission de concertation --et que l'AFP a pu consulter--, le préfet Michel Cadot estime que la somme des travaux attendus d'ici à 2024 sur l'axe ferroviaire de Paris-Nord aura nécessairement un impact sur la qualité des service des transports du quotidien "avec ou sans CDG Express".
Ces chantiers auront un impact "acceptable" en 2019 et 2020 sur la qualité de service du RER B, comparable à celui de 2018, et "supprimer CDG Express ne résout rien à court terme" car ce projet a déjà été pris en compte dans le calendrier des travaux, selon lui.
Mais la totalité des travaux à conduire va nécessiter des coupures de circulation importantes sur cet axe de 2021 à 2024, prévient-il déjà, appelant à "des solutions innovantes et ambitieuses" afin de limiter au maximum les désagréments pour les usagers.
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Elisabeth Borne, ministre des Transports, le 30 janvier 2019 à Paris © AFP/Archives LUDOVIC MARIN