Extrême-droite: l'Allemagne s'enfonce dans la crise politique

Si vous ne connaissez pas un mot, surlignez-le avec votre souris et cliquez sur “Translate” pour le traduire dans la langue de votre choix.


Extrême-droite: l'Allemagne s'enfonce dans la crise politique.

L'Allemagne s'est enfoncée lundi un peu plus dans la crise politique déclenchée par l'extrême droite, avec le retrait de la dauphine d'Angela Merkel et une interrogation croissante: la chancelière elle-même pourra-t-elle aller au terme de son mandat?

L'un des proches de la chancelière, le ministre de l'Economie Peter Altmaier, a parlé d'une "situation extrêmement grave" pour le parti conservateur allemand d'Angela Merkel, l'Union chrétienne-démocrate (CDU).

En cause: les effets collatéraux du séisme politique provoqué la semaine dernière par une alliance inédite scellée entre droite modérée et extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) afin d'élire le dirigeant de la région de Thuringe.

En s'affranchissant des consignes de leur direction nationale, les élus locaux CDU de cet Etat régional de l'ex-RDA ont surtout brisé un tabou politique dans l'Allemagne d'après-guerre: le refus de toute coopération avec la droite radicale de la part des autres partis traditionnels.

Affaiblie, accusée depuis plusieurs jours de ne pas tenir son mouvement, la présidente du parti, Annegret Kramp-Karrenbauer, en a tiré les conséquences lundi.

Celle qui est surnommée par ses initiales AKK a annoncé qu'elle ne briguait plus la succession d'Angela Merkel lors des élections législatives prévues au plus tard fin 2021. Et qu'elle quitterait son poste de présidente dans quelques mois, le temps de trouver un successeur, qui sera en même temps candidat à la chancellerie.

Le départ annoncé d'AKK constitue un revers majeur aussi pour Angela Merkel, qui avait placé en orbite cette femme partageant peu ou prou, malgré quelques différences de fond, le même cap politique modéré.

"Il est possible que la fin de la chancelière se rapproche", juge le quotidien Süddeutsche Zeitung, alors que le dernier mandat en cours d'Angela Merkel, entamé en 2018, est rythmé par des crises incessantes, au sein de sa fragile coalition avec les sociaux-démocrates ou à l'intérieur de son propre parti.

This article was published Tuesday, 11 February, 2020 by AFP (303 words)
Article complet réservé aux abonnés.
Accédez à l'intégralité de l'article, choisissez un abonnement
ce51fb97c1d6997fced021d85e861a92c4dda050.jpg

AFP / Odd ANDERSEN Annegret Kramp-Karrenbauer et Angela Merkel posent le 10 février 2020 à Berlin lors d'une réunion des instances dirigeants de la CDU


Plus d'articles