Falun Gong ou l’École de la roue de la loi de Bouddha
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Falun Gong ou l’École de la roue de la loi de Bouddha.
En 1992, Li Hongzhi enseigne pour la première fois le mouvement spirituel dont il est le fondateur, le Falun Gong, qui est inspiré du qi gong, gymnastique traditionnelle chinoise et science de la respiration étroitement liée au taoïsme. Pendant deux ans, il parcourt la Chine et transmet les trois piliers du mouvement : authenticité, bonté et tolérance. Le Parti Communiste Chinois lui apporte tout d’abord un soutien important, y voyant une façon de promouvoir la culture nationale.
Toutefois, le Falun Gong est déclaré secte et hors la loi en 1999 et, depuis, ses adeptes font l’objet d’une répression dénoncée par de nombreuses ONG qui rapportent les arrestations, tortures et prélèvements forcés d’organes orchestrés par le gouvernement chinois à l’encontre du Falun Gong. Pourquoi donc ce revers ? En 1995, alors que le mouvement compte plusieurs millions de membres en Chine, succès qui s’explique par les prix particulièrement bas de ses enseignements, son fondateur propose sa gratuité totale, à rebours du PCC qui se prononce au contraire pour une hausse des tarifs.
Commence alors une campagne de dénigrement du Falun Gong dans la presse, qui entraîne principalement des manifestations, jusqu’à ce qu’une d’entre elles dégénère et n’aboutisse à l’arrestation de quarante-cinq membres, conduisant à une autre manifestation rassemblant 10 000 pratiquants. Cette démonstration de force aurait amené le gouvernement chinois à considérer le mouvement comme un rival politique de poids et, par conséquent, un adversaire. À ce jour, les adeptes du Falun Gong en Chine se cachent toujours, craignant avec raison pour leur vie.
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