Fiat s'impatiente et retire son offre de fusion avec Renault
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Fiat s'impatiente et retire son offre de fusion avec Renault.
Le constructeur Fiat Chrysler (FCA) a retiré dans la nuit de mercredi à jeudi sa proposition de fusion avec Renault pour former le numéro 3 mondial de l'automobile, faute d'obtenir un engagement rapide du groupe français, freiné par l'Etat actionnaire.
Le conseil d'administration du groupe au losange, réuni mercredi soir pour la deuxième journée consécutive, afin d'étudier cette proposition, n'a pas été en mesure de prendre une décision.
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire "a fait savoir qu'il voulait un (nouveau) conseil (d'administration) mardi (prochain) après son voyage au Japon" prévu en fin de semaine, a expliqué une source proche de Renault. Le ministre souhaitait s'entretenir au préalable avec son homologue japonais afin de ne pas risquer un divorce avec Nissan, l'allié de 20 ans de Renault.
Durant la réunion mercredi soir, au siège de Boulogne-Billancourt, près de Paris, "tous les administrateurs étaient pour (la fusion), à part un représentant des salariés affilié à la CGT, qui était contre, et les deux représentants de Nissan" qui pensaient s'abstenir, a ajouté cette source. Les deux administrateurs nommés par Nissan ont cependant indiqué "qu'ils pourraient dire oui avec un peu plus de temps".
Le rejet en avril par Nissan d'une proposition d'intégration renforcée avec Renault avait précipité les négociations franco-italiennes.
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AFP/Archives / MARCO BERTORELLO, LOIC VENANCE Le gouvernement français met en garde contre toute "précipitation" concernant le projet de fusion entre Fiat Chrysler et Renault