GE supprime plus de 1.000 emplois en France, Belfort en première ligne

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GE supprime plus de 1.000 emplois en France, Belfort en première ligne.

Coup de tonnerre à Belfort: le géant américain General Electric a annoncé mardi envisager la suppression de plus de 1.000 postes en France, une nouvelle épine dans le pied du gouvernement au lendemain des élections européennes.

L'annonce, redoutée depuis des mois par les salariés, a été officialisée mardi matin par un communiqué du groupe : GE a présenté aux instances représentatives du personnel "des projets d'évolution de l'organisation de ses activités gaz et de ses fonctions support".

Celles-ci, détaille-t-il, sont susceptibles d'"entraîner un maximum de 1.044 réductions de postes", essentiellement sur les sites franc-comtois de Belfort et Bourogne ainsi qu'à Boulogne-Billancourt.

Dans le détail, le groupe américain, qui avait racheté en 2015 la branche énergie d'Alstom, envisage jusqu'à 792 suppressions de postes dans l'entité gaz, et 252 dans celle dédiée aux fonctions supports, a précisé à l'AFP un porte-parole du groupe.

"C'est une nouvelle épreuve pour la Cité du Lion, pour le bassin industriel du Nord Franche-Comté, et plus largement pour la filière énergie en France", ont fustigé dans un communiqué commun plusieurs élus locaux, parmi lesquels le maire (LR) de Belfort Damien Meslot et la présidente (PS) de la Région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite Dufay.

Au total, General Electric emploie à Belfort environ 4.300 personnes, dont 1.900 dans l'entité turbines à gaz visée par l'annonce et qui subit les conséquences des difficultés générales de GE et de la baisse actuelle de ses marchés.

Les procédures d'information-consultation auprès des organisations représentatives du personnel doivent s'ouvrir à la mi-juin. "Ces projets ne seront pas finalisés et aucune décision ne sera prise avant l'issue des procédures de consultation", insiste GE.

This article was published Wednesday, 29 May, 2019 by AFP (271 words)
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AFP/Archives / SEBASTIEN BOZON Un salarié de General Electric travaille, le 27 octobre 2015, sur une turbine à gaz à Belfort


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