Histoire des couleurs : le noir
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Histoire des couleurs : le noir
Le noir n’est parfois pas considéré comme une couleur au sens restreint du terme, mais les différentes significations qu’il revêt en font l’une des « couleurs » les plus importantes, notamment dans l’Histoire, car associé à des concepts essentiels dans nombre de cultures. Pour les teinturiers, le noir est bel et bien une couleur, puisque pour eux, l’absence de couleur est le beige grisé du tissu brut.
Pour ce qui est de sa symbolique en Occident, le noir est la couleur du deuil, mais aussi de la radicalité, comme le montrent les drapeaux pirate et anarchiste. Il est également largement associé à des concepts négatifs malgré sa démocratisation grâce à la mode. La peur du noir étant l’une des premières peurs que nous expérimentons, le noir en est venu à incarner la peur elle-même, et tout ce qui en découle : l’angoisse, l’inconnu et le mal en général.
Au contraire, en Égypte ancienne, le noir est une couleur très positive, comme en témoigne le verbe signifiant « accomplir », qui est dérivé du mot « noir » dans cette langue. Autre exemple, en Chine, le noir est associé au fer et, par association, à la constance et à la rectitude. Aujourd’hui, si le noir conserve toutes les connotations qui précèdent, il est aussi désormais synonyme de sobriété et d’élégance.
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